Hong Kong : la cheffe de l'exécutif, Carrie Lam, renonce à briguer un second mandat

La chef de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, lors d'une conférence de presse à Hong Kong, le 23 novembre 2021.
La chef de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, lors d'une conférence de presse à Hong Kong, le 23 novembre 2021. © Vincent Yu, AP

Au terme d'un mandat marqué par d'immenses manifestations pro-démocratie et un isolement de la ville du reste du monde pour se protéger du Covid-19, la dirigeante de Hong Kong, Carrie Lam, a annoncé, lundi, son intention de se retirer du pouvoir sans briguer de nouveau mandat en mai.

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Pas de nouveau mandat pour Carrie Lam. La cheffe de l'exécutif de Hong Kong a annoncé, lundi 4 avril, qu'elle se retirerait en juin, lorsque l'élite politique pro-Pékin de la ville aura désigné en mai un nouveau dirigeant. "Je vais achever mon mandat de cinq ans en tant que cheffe de l'exécutif le 30 juin et finir officiellement ma carrière de 42 ans dans le gouvernement", a annoncé Carrie Lam à la presse.

La leader a assuré que les dirigeants de Pékin, qu'elle a avertis de ses intentions en mars 2021, "ont compris et respecté" son choix. Carrie Lam, 64 ans, a justifié son choix par "des considérations familiales".

"Il est temps pour moi de rentrer chez moi"

"Je dois faire passer les membres de ma famille en premier, et ils estiment qu'il est temps pour moi de rentrer chez moi", a-t-elle déclaré. Après une carrière de fonctionnaire, Carrie Lam était devenue, en 2017, la première femme à diriger Hong Kong.

Son mandat a été particulièrement mouvementé. D'immenses manifestations pro-démocratie en 2019 ont entraîné une rigoureuse reprise en main de la ville par le gouvernement central chinois. Puis Hong Kong s'est isolé de façon draconienne du reste du monde pendant deux ans pour se protéger du Covid-19, avant que l'arrivée du variant très contagieux Omicron ne déborde complètement le système sanitaire du territoire.

Le poste de chef de l'exécutif ne résulte pas d'une élection directe, ce qui était l'une des principales revendications du camp démocrate, désormais réduit au silence. C'est un comité de 1 500 personnes, toutes acquises au régime chinois, qui désigne le dirigeant.

Aucune candidature réaliste dévoilée

Les pronostics pour qui sera le prochain dirigeant du territoire de 7,5 millions d'habitants, troisième place financière mondiale, sont incertains.

Le nouveau chef de l'exécutif sera choisi le 8 mai, mais pour l'heure, aucune candidature réaliste ne s'est dévoilée.

L'actuel numéro deux de Hong Kong, John Lee, un ancien des services de sécurité, a été présenté par la presse locale comme un candidat probable.

Carrie Lam a déclaré, lundi, n'avoir encore reçu aucune démission de ministre, étape obligée pour tout membre du gouvernement avant d'entrer en campagne.

La dirigeante sortante a aussi remercié Pékin pour son soutien et sa confiance, rappelant que son mandat avait été marqué par "une pression sans précédent" avec les manifestations de 2019 et la pandémie de Covid-19.

Avec AFP

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