Accéder au contenu principal

Aux côtés des poilus dans l'enfer de Verdun

Un grenadier dans une tranchée française sur le champ de bataille de Verdun en 1916.
Un grenadier dans une tranchée française sur le champ de bataille de Verdun en 1916. Collections BDIC/Fonds Valois

Depuis 100 ans, le nom de Verdun est synonyme d'enfer. Pendant 300 jours et 300 nuits, des centaines de milliers d'hommes y ont combattu dans des tranchées boueuses, sous des déluges d'obus. Les archives photographiques de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) témoignent des souffrances quotidiennes des poilus pendant cette bataille. En 10 mois, 163 000 hommes ont perdu la vie dans cette région vallonnée du nord-est de la France. Quelque 216 000 soldats y ont été blessés.

PUBLICITÉ
Le 21 février 1916, l'armée allemande déclenche son offensive sur le secteur de Verdun, dans le nord-est de la France. Au cours des premières 24 heures, pas moins d’un million d'obus s'abattent sur les soldats français. Pendant 10 mois, l'artillerie éventre la terre, ensevelit les hommes, mutile les soldats. Dans ces paysages devenus lunaires, les combattants peinent à survivre. Ici, un poilu a enfilé un masque à gaz allemand et pose dans ce qui était le Bois de la Caillette.
Le 21 février 1916, l'armée allemande déclenche son offensive sur le secteur de Verdun, dans le nord-est de la France. Au cours des premières 24 heures, pas moins d’un million d'obus s'abattent sur les soldats français. Pendant 10 mois, l'artillerie éventre la terre, ensevelit les hommes, mutile les soldats. Dans ces paysages devenus lunaires, les combattants peinent à survivre. Ici, un poilu a enfilé un masque à gaz allemand et pose dans ce qui était le Bois de la Caillette. Collections BDIC/Fonds Valois

En juin 1916, dans le bois calciné de la Laufée, un soldat répare un boyau qui sert à les relier les différentes tranchées entre elles.
En juin 1916, dans le bois calciné de la Laufée, un soldat répare un boyau qui sert à les relier les différentes tranchées entre elles. Collections BDIC/Fonds Valois

Sur le champ de bataille, les Français improvisent des abris comme celui-ci pendant l'attaque du Bois Carré en avril 1916. Ces abris sommaires sont recouverts de rondins de bois, de tôles ou de sacs de sable. L'entrée est fermée par un morceau de toile.
Sur le champ de bataille, les Français improvisent des abris comme celui-ci pendant l'attaque du Bois Carré en avril 1916. Ces abris sommaires sont recouverts de rondins de bois, de tôles ou de sacs de sable. L'entrée est fermée par un morceau de toile. Collections BDIC/Fonds Valois

Ce capitaine d'un régiment non identifié a installé son PC dans un simple trou creusé dans la paroi de la tranchée, dans le Bois de Vaux en juin 1916.
Ce capitaine d'un régiment non identifié a installé son PC dans un simple trou creusé dans la paroi de la tranchée, dans le Bois de Vaux en juin 1916. Collections BDIC/Fonds Valois

Comme l'expliquent les historiens Antoine Prost et Gerd Krumeich dans leur ouvrage "Verdun 1916 - Une histoire franco-allemande de la bataille", les offensives du début et de la fin de la bataille ont engagé des effectifs importants, mais les combats rapprochés sont rares. Sur cette photo, des soldats sont en position près de l'ouvrage de Thiaumont en juillet 1916.
Comme l'expliquent les historiens Antoine Prost et Gerd Krumeich dans leur ouvrage "Verdun 1916 - Une histoire franco-allemande de la bataille", les offensives du début et de la fin de la bataille ont engagé des effectifs importants, mais les combats rapprochés sont rares. Sur cette photo, des soldats sont en position près de l'ouvrage de Thiaumont en juillet 1916. Collections BDIC/Fonds Valois

Les tranchées allemandes et françaises se font face à quelques centaines de mètres. Même si l'ennemi est omniprésent, son visage n'est que rarement visible. Lorsque les soldats des deux armées se rencontrent, c’est souvent à l’occasion de redditions, comme sur ce cliché pris en mai 1916 au sud-ouest du village de Douaumont, où des Allemands se rendent à des poilus.
Les tranchées allemandes et françaises se font face à quelques centaines de mètres. Même si l'ennemi est omniprésent, son visage n'est que rarement visible. Lorsque les soldats des deux armées se rencontrent, c’est souvent à l’occasion de redditions, comme sur ce cliché pris en mai 1916 au sud-ouest du village de Douaumont, où des Allemands se rendent à des poilus. Collections BDIC/Fonds Valois

Sur le champ de bataille, les soldats sont confrontés à l'omniprésence des cadavres en putréfaction. Nombreux sont ceux qui, à leur retour, ont témoigné de l'odeur atroce qu'ils dégageaient. Les obus ne cessent de les déterrer. Sur cette photo, des soldats inhument des cadavres français dans le nord du Bois des Côtes de Belleville en octobre 1916.
Sur le champ de bataille, les soldats sont confrontés à l'omniprésence des cadavres en putréfaction. Nombreux sont ceux qui, à leur retour, ont témoigné de l'odeur atroce qu'ils dégageaient. Les obus ne cessent de les déterrer. Sur cette photo, des soldats inhument des cadavres français dans le nord du Bois des Côtes de Belleville en octobre 1916. Collections BDIC/Fonds Valois

Il faut aussi s'occuper des blessés. Sur cette photo prise le 11 mars 1916 lors de l'attaque du Bois des Corbeaux, dans les environs de Cumières, des brancardiers tentent de ramener certains d'entre eux. Ils profitent le plus souvent de la nuit pour venir à leur secours.
Il faut aussi s'occuper des blessés. Sur cette photo prise le 11 mars 1916 lors de l'attaque du Bois des Corbeaux, dans les environs de Cumières, des brancardiers tentent de ramener certains d'entre eux. Ils profitent le plus souvent de la nuit pour venir à leur secours. Collections BDIC/Fonds Valois

Le calvaire d'un blessé, comme celui-ci qui arrive du Bois des Côtes de Belleville en octobre 1916, comporte plusieurs étapes : le poste de secours, l'ambulance et enfin l'hôpital.
Le calvaire d'un blessé, comme celui-ci qui arrive du Bois des Côtes de Belleville en octobre 1916, comporte plusieurs étapes : le poste de secours, l'ambulance et enfin l'hôpital. Collections BDIC/Fonds Valois

Les postes de secours sont à quelques centaines de mètres du front. Beaucoup de blessés y meurent dans des abris de fortune. Les poilus, sur cette photo, attendent leur évacuation dans la zone du Bois des Côtes de Belleville en octobre 1916.
Les postes de secours sont à quelques centaines de mètres du front. Beaucoup de blessés y meurent dans des abris de fortune. Les poilus, sur cette photo, attendent leur évacuation dans la zone du Bois des Côtes de Belleville en octobre 1916. Collections BDIC/Fonds Valois

La nourriture est l'une des préoccupations principales des poilus. Les cuisines roulantes, comme celle-ci dans le Bois de Béthelainville en mars 1916, ne sont pas immédiatement en première ligne mais à quelques kilomètres à l’arrière du front.
La nourriture est l'une des préoccupations principales des poilus. Les cuisines roulantes, comme celle-ci dans le Bois de Béthelainville en mars 1916, ne sont pas immédiatement en première ligne mais à quelques kilomètres à l’arrière du front. Collections BDIC/Fonds Valois

Des hommes de soupe sont chargés d'apporter la nourriture en première ligne, à l'image de ces soldats dans le Bois de la Chalade en juillet 1916. Mais le ravitaillement est souvent retardé en raison des bombardements. La boue omniprésente ralentit aussi leur marche. Les poilus attendent parfois jusqu'à quatre jours avant de voir arriver "le rata". Mais la soif est encore pire. Les hommes en sont réduits à boire l'eau qui croupit dans les trous creusés par les obus.
Des hommes de soupe sont chargés d'apporter la nourriture en première ligne, à l'image de ces soldats dans le Bois de la Chalade en juillet 1916. Mais le ravitaillement est souvent retardé en raison des bombardements. La boue omniprésente ralentit aussi leur marche. Les poilus attendent parfois jusqu'à quatre jours avant de voir arriver "le rata". Mais la soif est encore pire. Les hommes en sont réduits à boire l'eau qui croupit dans les trous creusés par les obus. Collections BDIC/Fonds Valois

Les soldats qui occupent les forts de la région de Verdun doivent aussi être ravitaillés, comme ici, au Fort de Douaumont qui a été repris le 24 octobre 1916 aux Allemands. Sur cette photo, des hommes y transportent des sacs de cartouche et des bidons d'alcool.
Les soldats qui occupent les forts de la région de Verdun doivent aussi être ravitaillés, comme ici, au Fort de Douaumont qui a été repris le 24 octobre 1916 aux Allemands. Sur cette photo, des hommes y transportent des sacs de cartouche et des bidons d'alcool. Collections BDIC/Fonds Valois

À l'intérieur des forts aussi, la faim et la soif sont quotidiennes. Les soldats du Fort de Vaux, épuisés, se rendent aux troupes allemandes le 7 juin 1916. Sur ce cliché datant de novembre 1916, la bâtisse vient d’être reprise par les Français. Les poilus ont installé leur cantine dans l’une des galeries.
À l'intérieur des forts aussi, la faim et la soif sont quotidiennes. Les soldats du Fort de Vaux, épuisés, se rendent aux troupes allemandes le 7 juin 1916. Sur ce cliché datant de novembre 1916, la bâtisse vient d’être reprise par les Français. Les poilus ont installé leur cantine dans l’une des galeries. Collections BDIC/Fonds Valois

Les forts servaient de lieu d’étape et de repos pour les soldats de l'infanterie qui montaient ensuite en ligne. On y trouvait donc des chambrées, comme celle-ci dans le Fort de Vaux en novembre 1916.
Les forts servaient de lieu d’étape et de repos pour les soldats de l'infanterie qui montaient ensuite en ligne. On y trouvait donc des chambrées, comme celle-ci dans le Fort de Vaux en novembre 1916. Collections BDIC/Fonds Valois

Dans cet enfer permanent, les hommes essayent de trouver un peu de réconfort. Dans le Bois de la Chalade, ces soldats ont enfermé en juillet 1916 leur animal fétiche : un geai. Des ânes, des chiens ou des chats servent parfois de mascottes à des régiments dans les tranchées.
Dans cet enfer permanent, les hommes essayent de trouver un peu de réconfort. Dans le Bois de la Chalade, ces soldats ont enfermé en juillet 1916 leur animal fétiche : un geai. Des ânes, des chiens ou des chats servent parfois de mascottes à des régiments dans les tranchées. Collections BDIC/Fonds Valois

Les rats sont, eux, exhibés comme des trophées de chasse. Ce cliché a été pris dans une tranchée de deuxième ligne du secteur de Régnéville en octobre 1916.
Les rats sont, eux, exhibés comme des trophées de chasse. Ce cliché a été pris dans une tranchée de deuxième ligne du secteur de Régnéville en octobre 1916. Collections BDIC/Fonds Valois

Ce poilu dépose des fleurs sur la tombe de l'un de ses camarades dans la forêt de Hesse, en juillet 1916.
Ce poilu dépose des fleurs sur la tombe de l'un de ses camarades dans la forêt de Hesse, en juillet 1916. Collections BDIC/Fonds Valois

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.