Accéder au contenu principal

2018 : l’année où Emmanuel Macron a cessé d’être maître des horloges

Emmanuel Macron, le 12 novembre 2018, à l'Élysée.
Emmanuel Macron, le 12 novembre 2018, à l'Élysée. Ludovic Marin, AFP

L’année politique a été marquée par les premières grosses difficultés du quinquennat d’Emmanuel Macron. De l’affaire Benalla au mouvement des Gilets jaunes, le président français a perdu en 2018 la maîtrise de son agenda.

PUBLICITÉ
Emmanuel Macron attaque l’année 2018 en confiance. Rien ne semble alors lui résister. Lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre 2017, il affirme que ses réformes doivent se poursuivre "avec la même force, le même rythme, la même intensité pour l'année 2018". Une année qui sera selon lui "celle de la cohésion de la Nation". "Les débats sont nécessaires, les désaccords sont légitimes mais les divisions irréconciliables minent notre pays, dit-il. Je veux plus de concorde pour la France en 2018." AFP

Le mois de janvier est marqué par la décision du gouvernement de ne pas construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, sujet explosif car mis de côté pendant plusieurs décennies et qui mobilise plusieurs centaines de zadistes. Emmanuel Macron et Édouard Philippe, poussés par le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, font le choix de renoncer au projet. "Cette décision est une décision d'apaisement", affirme le Premier ministre. Loïc Venance, AFP

Après une année 2017 difficile, Marine Le Pen tente de se relancer lors du congrès de son parti en mars. Pour définitivement tourner la page Jean-Marie Le Pen et achever la "normalisation" du parti, elle annonce le changement de nom du Front national en Rassemblement national. Mais la présence à Lille du sulfureux Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, fait tache. Philippe Huguen, AFP

Le gouvernement lance en mars sa réforme de la SNCF qui met dans la rue des milliers de cheminots jusqu’à l’été. Malgré les nombreuses manifestations, la réforme est adoptée en juin. À cette époque, la rue ne fait pas encore plier Emmanuel Macron. Pascal Pavani, AFP

Olivier Faure est élu en avril premier secrétaire du Parti socialiste. Alors que sa personnalité ne fait pas l’unanimité, c’est à lui que revient la lourde tâche de reconstruire un parti donné pour mort après les lourdes défaites à l’élection présidentielle et aux élections législatives de 2017. En décembre, il fait un pas vers Place publique, un nouveau mouvement citoyen qui prône le rassemblement de la gauche. Stéphane de Sakutin, AFP

Déjà fragilisé par l’enregistrement de ses propos lors d’un cours donné à l’EM Lyon en février, Laurent Wauquiez est à nouveau la cible d’attaques, en juin, en raison de la diffusion d’un tract Les Républicains sur lequel est écrit "Pour que la France reste la France". Très critique, la vice-présidente du parti, Virginie Calmels, est remerciée. Éric Feferberg, AFP

Le quotidien Le Monde révèle le 18 juillet qu’Alexandre Benalla, chargé de mission auprès d’Emmanuel Macron, a usurpé la fonction de policier, a interpellé et violenté deux personnes lors d’une manifestation le 1er mai à Paris. L’Élysée, informé du problème dès le 2 mai, est accusé de l’avoir géré avec légèreté. Commissions d’enquêtes parlementaires, audition du ministre de l’Intérieur, emballement médiatique : l’affaire Benalla empoisonne l’exécutif tout l’été. La réforme constitutionnelle, notamment, est repoussée. Elle connaît un acte II en fin d'année lorsque Mediapart et Le Monde révèlent qu'Alexandre Benalla continue de voyager avec un passeport diplomatique. Philippe Wojazer, Pool, AFP

À la surprise générale, Nicolas Hulot démissionne le 28 août, en direct à la radio, provoquant une onde de choc sur l’exécutif. Son départ prive Emmanuel Macron de sa caution verte et de la personnalité politique préférée des Français. Philippe Lopez, AFP

Après Hulot, c’est au tour de Gérard Collomb de démissionner le 1er octobre. Un nouveau séisme pour le gouvernement et un feuilleton qui se déroule sur trois jours. La démission du ministre de l’Intérieur est refusée plusieurs fois par Emmanuel Macron avant d’être finalement acceptée. Elle symbolise la rupture entre Gérard Collomb, qui avait déjà critiqué en septembre le manque "d’humilité" du président, et son ancien protégé. Stéphane de Sakutin, AFP

Le domicile de Jean-Luc Mélenchon et les locaux de La France insoumise sont la cible de perquisitions en octobre dans le cadre de l’enquête sur d’éventuels emplois fictifs d’assistants parlementaires au Parlement européen. Le leader des Insoumis s’oppose violemment aux forces de l’ordre, se présentant en victime tout en clamant que sa personne est "sacrée". Alors qu’il faisait figure d’opposant en chef à Emmanuel Macron, c’est le mauvais buzz de trop pour l’ancien candidat à l’élection présidentielle. Alain Jocard, AFP

Le mouvement des Gilets jaunes contre la hausse des taxes sur le carburant, initié sur les réseaux sociaux, démarre sur les ronds-points le 17 novembre. Il s’étend finalement aux problèmes sociaux et démocratiques. Près d’un mois après le début de la crise, Emmanuel Macron finit par abandonner sa taxe carbone et lâche 10 milliards d’euros pour éteindre la colère. Un premier recul qui marque un tournant dans le quinquennat : Jupiter est redescendu sur Terre. Thierry Zoccolan, AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.