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Paolo Gentiloni : "Pour le pacte de stabilité, on ne peut plus revenir aux règles d'avant"

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Par : Caroline DE CAMARET | Dominique BAILLARD
20 mn

À l’issue d'un Conseil européen extraordinaire portant sur les relations internationales et la crise économique, nous recevons Paolo Gentiloni, commissaire européen à l'Économie et aux Finances. 

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Paolo Gentiloni se dit confiant sur la mise en œuvre du plan de relance "à l'échéance d'avril 2021", malgré les vétos potentiels de la Hongrie et de la Pologne en raison de la contrepartie du respect de l'État de Droit, et rappelle que "l'État de Droit n'est pas optionnel dans l'Union européenne".

Il "comprend" également la demande de rallonge budgétaire du Parlement européen, tout en précisant que cela fera l'objet d'une "négociation et qu'on trouvera un compromis qui ne changera pas le chiffre général de cet accord qui a été trouvé" en juillet dernier.

Le commissaire européen insiste par ailleurs sur le fait que pour que le système de dette commune européenne fonctionne, "on ne peut pas la rembourser en demandant une contribution à chaque État membre", mais "avec les ressources propres de la Commission".

Il nous dit également que "les règles du pacte de stabilité seront sûrement suspendues pour toute l'année 2021. "Il n'envisage pas un retour" au niveau de croissance qu'on avait à la fin de 2019 avant début 2022".

Dans le cadre de la crise sanitaire, Paolo Gentiloni se réjouit que les pays membres demandent que la Commission européenne ait "un rôle majeur" en matière de coordination sanitaire. 

Quant à l'international, il affirme qu'il est "nécessaire et important qu'Ankara et Athènes se parlent", mais que "l'importance géopolitique de la Turquie ne l'autorise pas à faire des choses dans la Méditerranée et envers des États membres de l'Union européenne qui ne sont pas acceptables". Il soutient la demande de la Présidente de la Commission de passer à la majorité des voix quant il s'agit de décisions qui ont trait aux Affaires étrangères, "parce qu'il faut toujours chercher l'unanimité, mais on ne peut pas être paralysé sur des choix si importants", faisant références aux sanctions contre la Biélorussie.

Émission préparée par Isabelle Romero et Mathilde Bénézet.

 

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