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Haut-Karabakh : l'Arménie et l'Azerbaïdjan s'accusent mutuellement d'avoir violé le cessez-le-feu

Un homme dans les ruines d'un immeuble détruit par un bombardement, dans la région du Haut-Karabakh, à Stepanakert, le 17 octobre 2020.
Un homme dans les ruines d'un immeuble détruit par un bombardement, dans la région du Haut-Karabakh, à Stepanakert, le 17 octobre 2020. © Reuters
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L'Azerbaïdjan a accusé dimanche l'armée arménienne de violer le nouveau cessez-le-feu dans le Haut-Karabakh, quelques heures après son entrée en vigueur, Erevan ayant aussi blâmé Bakou pour ne l'avoir pas respecté.

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L'Arménie et l'Azerbaïdjan se sont mutuellement accusés dimanche 18 octobre de violer le nouveau cessez-le-feu tout juste entré en vigueur dans le conflit sur le Haut-Karabakh.

D'après le ministère arménien de la Défense, l'armée azerbaïdjanaise a tiré à deux reprises au cours de la nuit et a eu recours à son artillerie.

"L'ennemi a effectué des tirs d'artillerie en direction du nord entre 0h04 et 2h45, heures locales et a lancé des roquettes vers le sud entre 2h20 et 2h45", a affirmé sur Twitter la porte-parole du ministère arménien de la Défense. L'Azerbaïdjan n'a pas immédiatement réagi.

Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a pour sa part déclaré : "L'ennemi a tiré aux abords de la ville de Jabrayil et des villages de cette région […] à l'aide de mortiers et de pièces d'artillerie." L'armée azerbaïdjanaise "a pris les mesures de représailles appropriées", a-t-il ajouté.

Les autorités du Haut-Karabakh, région séparatiste d'Azerbaïdjan à majorité arménienne, rapportent quant à elles que l'armée azerbaïdjanaise a lancé une offensive sur des positions militaires dans l'enclave montagneuse et que des victimes sont à déplorer des deux côtés.

Quelques heures plus tôt, l'Arménie et l'Azerbaïdjan avaient annoncé une "trêve humanitaire" à partir de samedi 17 octobre minuit, selon des déclarations des ministères des Affaires étrangères des deux pays. "La République d'Arménie et la République d'Azerbaïdjan ont convenues d'une trêve humanitaire à partir du 18 octobre à 0 heures, heure locale", a déclaré le ministère arménien des Affaires étrangères. Le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères a confirmé l'information dans une déclaration identique.

Emmanuel Macron a "salué" samedi soir la trêve humanitaire annoncée par l'Arménie et l'Azerbaïdjan, a indiqué l'Élysée dans un communiqué.

Médiation française

La présidence française ajoute que cette trêve a été conclue "à l'issue d'une médiation française conduite au cours des derniers jours et des dernières heures en coordination avec les coprésidents du groupe de Minsk".

"Ce cessez-le-feu doit être inconditionnel et strictement respecté par les deux parties. La France y sera très attentive et restera engagée pour que les hostilités cessent durablement et que des discussions crédibles puissent rapidement s'engager", ajoute la présidence française.

Le président français a eu plusieurs fois au téléphone samedi 17 octobre le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev.

Haut-Karabakh : l'Arménie et l'Azerbaïdjan s'accusent mutuellement d'avoir violé le cessez-le-feu
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Une trêve fragile

Depuis une semaine, un premier accord de trêve humanitaire négocié sous l'égide de Moscou pour mettre fin au conflit débuté le 27 septembre entre Azerbaïdjanais et séparatistes arméniens du Haut-Karabakh n'avait jamais été appliqué.

Et l'Azerbaïdjan a juré samedi 17 octobre de "venger" la mort de treize civils dans le bombardement nocturne de Gandja, deuxième ville du pays, nouvelle escalade du conflit.

Washington et Paris, qui avec Moscou forment le groupe de Minsk, insistaient de nouveau depuis vendredi soir sur la nécessité d'arrêter les hostilités.

Le Nagorny Karabakh ou Haut-Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens chrétiens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, musulman chiite turcophone, peu avant la dislocation de l'URSS en 1991, entraînant une guerre ayant fait 30000 morts. Un cessez-le-feu, émaillé de heurts, était en vigueur depuis 1994.

Avec AFP et Reuters

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