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Le conflit au Haut-Karabakh a fait près de 5 000 morts selon Vladimir Poutine

Le président russe Vladimir Poutine, lors d'une réunion, dans sa résidence de Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 8 octobre 2020.
Le président russe Vladimir Poutine, lors d'une réunion, dans sa résidence de Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 8 octobre 2020. © Alexei Druzhinin, AFP
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Le président russe Vladimir Poutine a affirmé, jeudi, que le nombre de morts "s'approche de 5 000", dans le conflit au Haut-Karabakh, dans lequel la Russie intervient. Si l'Arménie et l'Azerbaïdjian, les deux belligérants, déclarent avoir tué des milliers d'adversaires, Bakou ne communique pas ses pertes militaires. 

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Le nombre de morts depuis la reprise des combats fin septembre entre l'Azerbaïdjan et des séparatistes arméniens dans le Haut-Karabakh "s'approche de 5 000", a déclaré, jeudi 22 octobre, le président russe Vladimir Poutine.

"Selon nos informations, le nombre de morts des deux côtés atteint environ 2 000, ce qui veut dire que le nombre total s'approche des 5 000 tués", a-t-il affirmé, lors d'un forum de discussion diffusé en direct à la télévision.

Depuis le 27 septembre, les forces azerbaïdjanaises ont conquis des territoires échappant au contrôle de Bakou depuis les années 1990. Une guerre, dans la foulée de la chute de l'URSS, qui avait fait 30 000 morts, avait abouti à la sécession de cette région aujourd'hui peuplée quasi-exclusivement d'Arméniens.

Un conflit "dans la pire de ses variantes", selon Vladimir Poutine

Selon des bilans partiels, ces nouveaux combats ont fait près de 1 000 morts dont une centaine de civils. Mais les deux camps affirment aussi avoir tué des milliers d'adversaires. Bakou, de son côté, ne publie pas ses pertes militaires.

"Aujourd'hui, le conflit est dans la pire de ses variantes", a regretté jeudi Vladimir Poutine, alors que la Russie est la principale puissance régionale et entretient de bonnes relations avec les deux camps.

Le chef d'État russe a indiqué être "en contact permanent" avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

"Nous comprenons qu'une telle situation, quand une partie importante du territoire azerbaïdjanais est perdue, ne peut continuer", a-t-il estimé, évoquant une guerre ayant ses racines dans une "lutte territoriale" et un "affrontement ethnique".

>> À voir aussi : Haut-Karabakh, une guerre sans fin

Jeudi, le président Aliev a déclaré sur Twitter que l'armée azerbaïdjanaise avait repris le contrôle de l'intégralité de sa frontière avec l'Iran, au sud du Karabakh. Des déclarations démenties ensuite par Erevan.

"Des combats acharnés sont en cours le long de cette frontière et on ne peut pas parler d'un contrôle complet" par l'Azerbaïdjan, a affirmé le porte-parole du ministère arménien de la Défense, Artsroun Ovannissian, cité par l'agence Ria Novosti.

Le président français Emmanuel Macron a poursuivi jeudi ses efforts diplomatiques pour un cessez-le-feu en recevant son homologue arménien Armen Sarkissian, après avoir parlé au téléphone avec Nikol Pachinian et Ilham Aliev.

Deux trêves non respectées 

L'Arménie a exclu mercredi toute "solution diplomatique" au conflit, sur fond d'efforts jusque-là infructueux de la communauté internationale pour négocier un cessez-le-feu durable.

Le groupe de Minsk, qui réunit Russie, France et États-Unis, tente d'œuvrer pour des "négociations substantielles" mais qui nécessitent "un climat apaisé", a reconnu la présidence française.

Grand soutien de Bakou, la Turquie joue un rôle de premier plan dans le conflit. Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a ainsi appelé Ankara à "user de son influence considérable" pour apaiser les tensions entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

.Deux trêves humanitaires négociées dernièrement sont restées lettre morte

Les chefs des diplomaties arménienne et azerbaïdjanaise doivent s'entretenir séparément vendredi à Washington avec leur homologue américain, Mike Pompeo.

Avec AFP

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