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REPORTAGE

Haut-Karabakh : l'Arménie demande l'aide de la Russie pour assurer "sa sécurité"

Le Premier ministre arménien, Nikol Pashinyan, (à gauche) et le président russe, Vladimir Poutine,  à Sotchi, le 14 mai 2018.
Le Premier ministre arménien, Nikol Pashinyan, (à gauche) et le président russe, Vladimir Poutine, à Sotchi, le 14 mai 2018. © Mikhail Klimentiev / SPUTNIK / AFP (arvhives)
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Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a appelé à l'aide le président russe, Vladimir Poutine, samedi, alors que l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont échoué à s'entendre sur un nouveau cessez-le-feu dans le conflit sur le Haut-Karabakh. 

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Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a demandé, samedi 31 octobre, au président Vladimir Poutine d'entamer des consultations "urgentes" sur l'aide que pourrait fournir la Russie pour assurer la sécurité de son pays, en conflit avec l'Azerbaïdjan sur le Haut-Karabakh

Cette annonce, de nature à provoquer une escalade dans le conflit, est intervenue au lendemain de l'échec de nouveaux pourparlers entre Erevan et Bakou qui visaient à instaurer un cessez-le-feu. 

"Le Premier ministre arménien a demandé au président russe d'entamer des consultations urgentes dans le but de déterminer la nature et la quantité de l'aide que la Fédération russe peut apporter à l'Arménie pour assurer sa sécurité", a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.  

En réponse, le ministère russe des Affaires étrangères russe a indiqué que la Russie est prête à fournir l'assistance "nécessaire" à l'Arménie si les combats s'étendent au territoire arménien.

Traité d'amitié et d'assistance mutuelle

La Russie dispose d'une base militaire en Arménie. Elle est liée à Erevan par un traité de défense, mais a affirmé par le passé qu'il ne s'étendait pas à la région séparatiste du Haut-Karabakh. 

Dans sa lettre, Nikol Pachinian a affirmé que les combats se rapprochaient des frontières arméniennes et accusé à nouveau la Turquie de soutenir l'Azerbaïdjan. 

Invoquant les bonnes relations entre les deux pays et un traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle qui les lie depuis 1997, il a appelé Moscou à l'aide. 

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Zohrab Mnatsakanian, et son homologue azerbaïdjanais, Djeyhoun Baïramov, s'étaient rencontrés, vendredi, à Genève, pour tenter, sans succès, de trouver une issue à la crise qui a fait plus de 1 250 morts en un peu plus d'un mois. 

Depuis le 27 septembre, les forces azerbaïdjanaises et celles du Haut-Karabakh, soutenues par l'Arménie, s'affrontent à nouveau. Jusqu'ici, trois tentatives de trêve humanitaires ont volé en éclats. 

Le Haut-Karabakh a fait sécession de l'Azerbaïdjan dans les années 1990 à l'issue d'une guerre ayant fait 30 000 morts et des centaines de milliers de déplacés. 

Avec AFP 

 

  

    

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