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Covid-19 : la Commission européenne autorise le vaccin Pfizer-BioNTech

La Commission européenne a autorisé, lundi 21 décembre, le vaccin Pfizer-BioNTech pour lutter contre le Covid-19.
La Commission européenne a autorisé, lundi 21 décembre, le vaccin Pfizer-BioNTech pour lutter contre le Covid-19. © Dado Ruvic, Reuters
7 mn

La Commission européenne a autorisé lundi l'utilisation du vaccin Pfizer-BioNTech ouvrant la voie à un début des vaccinations dans les pays de l'UE avant la fin de l'année. Ce feu vert de l'exécutif européen intervient quelques heures après l'autorisation de l'Agence européenne du médicament.

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C'était la dernière étape avant le début de la campagne de vaccination dans l'UE, qui devrait commencer dimanche. La Commission européenne a donné son feu vert, lundi 21 décembre, à l'utilisation du vaccin Pfizer-BioNTech dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

Un peu plus tôt dans la journée, l'Agence européenne des médicaments (AEM) avait autorisé la commercialisation de ce vaccin déjà utilisé aux États-Unis et au Royaume-Uni.

L'AEM, basée à Amsterdam, avait avancé d'une semaine la réunion initialement prévue le 29 décembre, alors que l'Allemagne et d'autres pays ont fait pression pour une décision rapide.

"L'Agence européenne des médicaments a évalué ce vaccin minutieusement et a conclu qu'il était sûr et efficace contre le Covid-19. Sur la base de cette évaluation scientifique nous avons procédé à son autorisation sur le marché de l'Union européenne", a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, en précisant que les premières vaccinations auraient lieu entre le 27 et le 29 décembre.

Début de la campagne de vaccination dès dimanche

Les premiers vaccins contre le Covid-19 seront donc administrés dès dimanche dans plusieurs pays européens dont la France.

"Début de la campagne de vaccination française et européenne dimanche!" après "les premières livraisons (...) cette semaine", a tweeté le ministre de la Santé Olivier Véran, juste après l'avis favorable de l'Agence européenne du médicament.

"Ce sera un début très progressif", avait-il précisé auparavant sur Europe 1. "Nous ne nous précipitons pas (...) c'est une vaccination qui prend le temps de s'assurer que les conditions sont réunies pour que la confiance soit au rendez-vous".

200 millions de doses d'ici à septembre 2021

La présidente de la Commission s'est dite "fière que le premier vaccin contre le Covid-19 disponible en Europe soit un pur produit de l'innovation européenne". Il a été conçu par le laboratoire allemand BioNTech, basé à Mayence.

"La Commission, les États membres et la compagnie (BioNTech) travaillent maintenant pour une livraison des premières doses le 26 décembre", a précisé la Commission dans un communiqué.

Les livraisons se poursuivront ensuite, en décembre et durant les prochains mois, pour atteindre 200 millions de doses d'ici à septembre 2021. 

Stella Kyriakides, commissaire européenne à la Santé a averti que l'arrivée du vaccin n'était pas une solution miracle, car les doses resteront limitées dans un premier temps. "Nous devons continuer à respecter les mesures recommandées et à nous protéger", a-t-elle insisté.

"Davantage de vaccins seront approuvés bientôt s'ils s'avèrent sûrs et efficaces", a promis Ursula Von der Leyen. "L'AEM donnera son évaluation sur un deuxième vaccin, celui de Moderna, le 6 janvier", a-t-elle indiqué.

Nouvelle souche du coronavirus

L'Europe s'apprête à lancer cette campagne de vaccination alors qu'une nouvelle souche du coronavirus a été découverte en Grande-Bretagne, ce qui a conduit plusieurs pays à suspendre provisoirement les liaisons de transport avec le Royaume-Uni.

Selon l'Agence européenne des médicaments, le vaccin de Pfizer et BioNTech devrait être en mesure de protéger contre ce nouveau variant.

S'agissant de la vaccination des femmes enceintes, l'AEM a indiqué que la situation devrait être examinée au cas par cas.

L'arrivée de ce vaccin dans l'UE intervient également dans un contexte de résurgence de l'épidémie sur le Vieux Continent avec quelque 470 000 décès à ce stade. Plusieurs pays ont imposé un nouveau confinement ou durci les mesures de restriction pour tenter de freiner la propagation du virus et éviter ainsi une saturation de leur système de santé.

Avec Reuters et AFP

 

 

 

 

 

 

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