Covid-19 : les Pays-Bas, dernier pays de l'UE à lancer sa campagne de vaccination

La soignante Sanna Elkadiri, à gauche, a été la première néerlandaise à recevoir une injection du vaccin contre le coronavirus Pfizer/BioNTech à Veghel, aux Pays-Bas, le mercredi 6 janvier 2021.
La soignante Sanna Elkadiri, à gauche, a été la première néerlandaise à recevoir une injection du vaccin contre le coronavirus Pfizer/BioNTech à Veghel, aux Pays-Bas, le mercredi 6 janvier 2021. © Piroschka van de Wouw, AP
3 mn

Les Pays-Bas ont démarré mercredi, deux jours plus tôt que prévu, leur campagne de vaccination contre le Covid-19. Il s'agit du dernier pays de l'Union européenne à s'y élancer, alors que le gouvernement de Mark Rutte est très critiqué sur la lenteur du processus.

Publicité

Une soignante néerlandaise a reçu, mercredi 6 janvier, le premier vaccin contre le Covid-19 aux Pays-Bas, dernier pays de l'Union Européenne (UE) à lancer sa campagne de vaccination au milieu de vives critiques sur la lenteur du processus.

La première dose de vaccin Pfizer/BioNTech a été administrée à Sanna Elkadiri, une soignante de 39 ans dans une maison de retraite, lors d'une cérémonie dans la ville de Veghel, dans le sud du pays, en présence de responsables néerlandais.

Le ministre de la Santé Hugo de Jonge a déclaré aux journalistes que c'était "un moment incroyable". "Finalement, après dix mois (..), nous commençons à mettre fin à la crise ici", a-t-il déclaré.

Le personnel hospitalier en contact avec des patients Covid-19 doit être le premier à bénéficier du vaccin aux côtés de travailleurs de maisons de retraites dans le sud du pays, selon les autorités sanitaires.

Le Premier ministre "déçu" du retard sur les voisins européens

Les Pays-Bas sont le dernier pays de l'UE à lancer la campagne de vaccination, qui avait démarré le 27 décembre dans les autres pays, alors que le Royaume-Uni a commencé à vacciner il y a près d'un mois.

Le gouvernement a été sous le feu des critiques lors d'un débat au parlement mardi, les députés s'indignant que les vaccins aient été entreposés depuis deux semaines dans les congélateurs.

"Je suis vraiment déçu que nous faisions cela deux semaines après les autres pays" européens, a déclaré Marc Rutte aux parlementaires.

Le ministre de la Santé a pour sa part admis que le gouvernement n'avait pas été assez "agile" dans la distribution du vaccin.

Les autorités avaient décidé d'avancer de deux jours le début de la campagne, initialement prévue pour le 8 janvier.

Les responsables avaient jusque-là mis en avant les difficultés logistiques et la nécessité d'une approbation du vaccin par les autorités nationales pour justifier le retard.

Depuis mi-décembre, les Pays-Bas subissent le confinement le plus strict depuis le début de la pandémie, avec des habitants appelés à rester chez eux et l'ensemble des écoles et magasins non-essentiels fermés.

Auparavant, le Premier ministre Mark Rutte avait préféré un "confinement intelligent", bien plus permissif que ceux de ses voisins européens.

Avec AFP           

   

                  

  

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine