Accusation de corruption par Navalny : Poutine dément posséder un palais

Le président russe Vladimir Poutine lors d'une vidéoconférence avec des étudiants, le 25 janvier 2020.
Le président russe Vladimir Poutine lors d'une vidéoconférence avec des étudiants, le 25 janvier 2020. © Mikhail Klimentyev, AFP

Le président russe, Vladimir Poutine, a démenti lundi être le propriétaire d'une somptueuse résidence, comme l'accuse l'opposant incarcéré Alexeï Navalny dont les partisans ont appelé à de nouvelles manifestations à travers le pays dimanche prochain.   

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Vladimir Poutine a démenti, lundi 25 janvier, posséder un palais sur les rives de la mer Noire, comme l'en accusent Alexeï Navalny et son équipe dans une vidéo vue plus de 86 millions de fois sur YouTube.

"Je n'ai pas vu ce film, faute de temps. Rien de ce qui est montré dedans, comme étant mes biens ne m'appartient à moi ou à mes proches", a affirmé le chef de l'État russe lors d'une rencontre télévisée avec des étudiants russes au sujet de ce film.

Cette déclaration du président russe intervient deux jours après des manifestations nationales d'une échelle inédite organisées pour demander la libération d'Alexeï Navalny.

Ces manifestations ont réuni plus de 20 000 personnes à Moscou, un record en plusieurs années pour une action non autorisée, mais ont aussi provoqué une mobilisation massive dans plus de 100 villes de province russes, habituellement moins promptes à se mobiliser.

Selon OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations de l'opposition, la police a arrêté au moins 3 435 manifestants lors de ces rassemblements, dont 1 360 personnes arrêtées à Moscou et 523 à Saint-Pétersbourg.

La mobilisation a été amplifiée par la diffusion de l'enquête d'Alexeï Navalny accusant le président russe de s'être fait bâtir un palais ayant coûté plus de 1 milliard de dollars au bord de la mer Noire. 

Un nouveau rassemblement le 31 janvier

De retour en Russie le 17 janvier – après quasiment cinq mois de convalescence en Allemagne où il avait été transféré après un empoisonnement en août dernier –, Alexeï Navalny a été arrêté immédiatement pour violation de sa liberté conditionnelle.

L'un de ses proches, Leonid Volkov, a appelé à de nouveaux rassemblements le 31 janvier. "Pour la liberté de tous. Pour la justice", a-t-il écrit sur Twitter. Il a précisé que cette date avait été choisie, car c'est la plus proche du 2 février, jour de la comparution d'Alexeï Navalny devant un tribunal moscovite. Celui-ci doit décider si la peine de trois ans et demi de prison avec sursis reçue en 2014 sera transformée en peine de prison ferme pour violation de son contrôle judiciaire.

Si les manifestants sont nombreux, "nos demandes sonneront plus puissantes", a estimé Leonid Volkov.

Avec AFP et Reuters

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