La France et l'Allemagne soutiennent la stratégie européenne sur les vaccins

Emmanuel Macron salue la chancelière Angela Merkel, avec qui il était en visio-conférence, le 5 février 2021.
Emmanuel Macron salue la chancelière Angela Merkel, avec qui il était en visio-conférence, le 5 février 2021. John MACDOUGALL POOL/AFP
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Emmanuel Macron et Angela Merkel ont réaffirmé, vendredi,leur soutien à la stratégie vaccinale de l'UE, quia centralisé les commandes auprès des laboratoirespharmaceutiques pour les pays membres. Les deux dirigeants, réunis virtuellement pour un conseil de défense, ont également évoqué  l’affaire Navalny.  

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La France et l’Allemagne unis dans la lutte contre le Covid-19. Réunis lors d'un conseil de défense et de sécurité virtuel, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont affirmé, vendredi 5 février, soutenir la stratégie européenne d’achats groupés de vaccins malgré les problèmes de production et les retards.  

"Je soutiens totalement l'approche européenne que nous avons eue", a déclaré le chef de l'État français, lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière. 

"Que dirions-nous aujourd'hui si la France et l'Allemagne étaient en compétition sur les vaccins ?", a souligné Emmanuel Macron. "Ce serait contre-productif".  

 La décision de base de commander ensemble était et reste "la bonne", a abondé Angela Merkel au cours de la conférence tenue à l'issue d'un conseil franco-allemand de défense et de sécurité. 

Mais nous avons dû reconnaître "que les capacités de production ne sont pas aussi grandes que nous l'imaginions", a-t-elle souligné. 

 "Ce que nous devons préparer maintenant ce sont des acquisitions et de la production supplémentaire de vaccins sur notre sol" a renchéri Emmanuel Macron. 

La Commission européenne, qui a négocié les précommandes de vaccins anti-Covid au nom des Vingt-Sept, est visée par un feu nourri de critiques suite aux retards de la campagne de vaccinations. 

 L'Europe affiche actuellement un bilan de vaccination inférieur à celui notamment du Royaume-Uni, où les partisans du Brexit y voient la confirmation du bien-fondé pour le pays d'avoir quitté l'UE. 

Progrès sur le futur avion de combat

Autre sujet abordé par les deux dirigeants, celui du futur avion de combat européen. La France et l'Allemagne comptent valider "d'ici au printemps" l'accord industriel devant mener en 2026 à la réalisation d'un démonstrateur en vol du Système de combat aérien du futur (SCAF), programme-phare de la coopération de défense entre les deux pays. 

"D'ici à quelques semaines très proches, nous aurons levé les derniers points qui demeuraient et j'ai ensuite bon espoir que, d'ici au printemps, on puisse arriver aux validations administratives et politiques qui sont attendues pour tenir le calendrier et nos ambitions", a affirmé le président français à l'issue du conseil de défense. 

Les deux pays, associés à l'Espagne, espèrent valider, avant les élections allemandes en septembre et la présidentielle en France au printemps 2022, les contrats industriels d'étude (phase 1B) devant mener un démonstrateur en vol du SCAF, qui doit remplacer à l'horizon 2040 les Rafale français et Eurofighter allemands et espagnols. 

Enfin, Angela Merkel et Emmanuel Macron ont condamné l'expulsion par la Russie de diplomates allemand, polonais et suédois accusés d'avoir participé à des rassemblements de soutien illégaux en faveur de l'opposant Alexeï Navalny.  La chancelière allemande a toutefois répété, malgré ses critiques, son attachement au projet controversé Nord Stream 2, un gazoduc qui reliera la Russie et l'Allemagne. Il convient toutefois, selon elle, d'éviter toute "dépendance énergétique" à l'égard de Moscou. "Il est nécessaire de parler avec la Russie", a-t-elle fait valoir. 

Avec AFP

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