Mario Draghi obtient la confiance du Sénat et dit vouloir "reconstruire" l'Italie

Mario Draghi au Sénat italien, le 17 février 2021 à Rome.
Mario Draghi au Sénat italien, le 17 février 2021 à Rome. © Alberto Pizzoli, AFP
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Le nouveau chef du gouvernement italien a obtenu mercredi soir la confiance des sénateurs avant de réclamer celle des députés jeudi. Dans un discours devant les élus, il a présenté son programme et promis de "reconstruire" le pays frappé de plein fouet par la pandémie.

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Le nouveau chef du gouvernement italien, Mario Draghi, a remporté mercredi 17 février le vote de confiance du Sénat sur un programme de reconstruction du pays frappé par la crise sanitaire et économique, promettant de "combattre la pandémie par tous les moyens".

Mario Draghi a obtenu 262 voix (contre 40 et deux abstentions), confirmant ainsi l'ampleur de sa majorité parlementaire. La Chambre des députés votera la confiance jeudi, ultime étape pour conférer une pleine légitimité à son gouvernement.

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En présentant son programme dans la matinée, Mario Draghi avait appelé à "reconstruire" le pays frappé de plein fouet par la crise sanitaire et économique. "Comme les gouvernements de l'immédiat après-guerre, nous avons la responsabilité de lancer une Nouvelle Reconstruction", a-t-il affirmé. "C'est cela notre mission en tant qu'Italiens : laisser un pays meilleur et plus juste à nos enfants et petits-enfants", a-t-il ajouté.

"Irréversibilité du choix de l'euro"

Mario Draghi, un homme très discret de 73 ans éduqué chez les jésuites, a succédé samedi à Giuseppe Conte, contraint à la démission après l'explosion de sa coalition, alors que l'Italie approche de la barre des 100 000 morts dues au Covid-19 et a enregistré en 2020 l'une des pires chutes du PIB de la zone euro (-8,9 %).

"Le principal devoir auquel nous sommes tous appelés (...) est de combattre par tous les moyens la pandémie et de sauver les vies de nos concitoyens", a-t-il souligné, alors que moins de 1,3 million d'Italiens sur une population de 60 millions ont reçu les doses nécessaires à l'immunisation. "Après avoir obtenu des quantités suffisantes de vaccins, notre premier défi est de les distribuer rapidement et efficacement", a-t-il précisé.

L'ex-président de la Banque centrale européenne (BCE) a aussi plaidé pour une "Union européenne plus intégrée qui aboutira à un budget public commun, capable de soutenir les États membres durant les périodes de récession", tout en proclamant "l'irréversibilité du choix de l'euro".

"Sans l'Italie, il n'y a pas d'Europe", a estimé Mario Draghi, qui dirige une coalition hétéroclite allant de la gauche à l'extrême droite du tribun souverainiste Matteo Salvini. Il a aussi affirmé sa volonté de "renforcer" les relations "stratégiques" avec la France et l'Allemagne.

Pour une répartition des migrants

La troisième économie de la zone, qui a perdu 444 000 emplois en 2020, compte beaucoup sur la manne du plan de relance européen, dont le versement est lié à la présentation à Bruxelles d'ici à fin avril d'un plan détaillé de dépenses, l'une des missions du nouveau gouvernement.

"Nous aurons à notre disposition environ 210 milliards d'euros sur une période de six ans. Ces ressources devront être dépensées pour améliorer le potentiel de croissance de notre économie", a souligné au cours de son discours de trois quarts d'heure Mario Draghi, qui a cité comme priorités "les énergies renouvelables, la lutte contre la pollution de l'air et de l'eau, le train à grande vitesse (...), la production et distribution d'hydrogène, la numérisation et la 5G".

Au cours d'une seconde intervention dans la soirée, Mario Draghi a plaidé pour une répartition obligatoire des migrants entre les divers pays de l'UE. "L'Italie, soutenue également par certains pays méditerranéens, propose comme mesure de solidarité concrète un mécanisme de redistribution obligatoire des migrants", a-t-il précisé.

Avec AFP

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