Espagne : l'emprisonnement du rappeur Pablo Hasél déclenche une 7e nuit d’affrontements à Barcelone

Manifestant jetant un projectile vers les forces de l'ordre, en marge d'une manifestation contre la détention du rappeur Pablo Hasél, à Barcelone, le 22 février.
Manifestant jetant un projectile vers les forces de l'ordre, en marge d'une manifestation contre la détention du rappeur Pablo Hasél, à Barcelone, le 22 février. © Lluis Gene, AFP
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Des violences ont éclaté entre les manifestants et la police à Barcelone, lors d’une septième nuit de mobilisation contre l'incarcération du rappeur Pablo Hasél, condamné à neuf mois de prison pour apologie du terrorisme. 

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Une septième nuit de violence à Barcelone. Une nouvelle manifestation en faveur du rappeur emprisonné Pablo Hasél a dégénéré, dans la nuit de lundi 22 février, avec des actes de vandalisme et l'incendie de mobilier urbain. 

Après un rassemblement pacifique aux cris de "Liberté pour Pablo Hasél", les manifestants ont défilé dans le centre de Barcelone jusqu'au siège de la police nationale, où certains ont lancé des bouteilles et d'autres objets sur les véhicules qui le protégeaient, selon des images télévisées. 

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Les manifestants se sont ensuite dirigés vers d'autres rues de la deuxième ville espagnole où ils ont mis le feu à des bennes à ordures. 

"Des groupes d'émeutiers enflamment des barricades […] et jettent des objets sur les voisins qui se plaignent de leur attitude", a écrit sur Twitter la police catalane, les Mossos d'Esquadra

109 manifestants arrêtés en une semaine

La manifestation de lundi soir, par une nuit pluvieuse, a toutefois attiré moins de monde et les affrontements ont été moins violents que ceux des nuits précédentes.   

Depuis mardi, 109 manifestants ont été arrêtés dans cette région du nord-est de l'Espagne, selon la police catalane. 

Pablo Hasél, 32 ans, a été condamné à neuf mois de prison pour apologie du terrorisme, pour avoir traité dans un tweet le roi Juan Carlos Ier de "mafieux", fait l'éloge de personnes impliquées dans des attaques et accusé la police d'avoir tué et torturé des migrants et des manifestants. 

Son arrestation a relancé le débat sur la liberté d'expression en Espagne et renforcé les divergences au sein de la coalition gouvernementale entre les socialistes du président Pedro Sanchez et le parti Podemos (gauche radicale) qui soutient les manifestations. 

Avec AFP

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