Covid-19 : l'UE appelle au maintien de restrictions strictes face à la flambée des variants

Un sommet de l'UE en visioconférence le 21 janvier sur la crise sanitaire.
Un sommet de l'UE en visioconférence le 21 janvier sur la crise sanitaire. © Capture d'écran France 24

Les dirigeants européens ont décidé, jeudi, d’accélérer la production de vaccins anti-Covid et de maintenir de strictes mesures sanitaires lors d’une réunion de l’Union européenne consacrée à la crise sanitaire. Les Vingt-Sept restent divisés sur la question d’un futur passeport vaccinal.

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La montée en puissance du variant anglais du coronavirus a monopolisé les discussions des dirigeants des pays de l’Union européenne (UE), réunis jeudi 25 septembre pour un sommet en vidéoconférence. A l’issue de cette réunion, les Vingt-Sept ont convenu d’accélérer la production des vaccins contre le Covid-19 et de maintenir des mesures sanitaires strictes, notamment en limitant les déplacements non-essentiels à l’intérieur de l’UE.

Les dirigeants européens ont également appelé les groupes pharmaceutiques à garantir la prévisibilité de leur production de vaccins et à respecter leurs engagements contractuels avec le bloc communautaire concernant les livraisons des doses.

Les Vingt-Sept s'étaient initialement promis de n'adopter que des mesures "proportionnées" et "non discriminatoires". Mais les variants ont changé la donne, incitant certains gouvernements à refermer leurs frontières.

La liberté de circulation remise en cause

"Nous devons respecter une approche commune : les restrictions sur les voyages non-essentiels doivent encore être maintenues, mais les mesures doivent être proportionnées et il faut garantir la circulation des biens et services", a plaidé M. Michel.

Il a cependant rappelé que c'était à la Commission de faire respecter les règles du marché unique.

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Concernant la question d'un certificat de vaccination européen pour faciliter les voyages, les dirigeants se sont contentés dans leur conclusions d'"appeler à poursuivre une approche commune".

"Il reste des interrogations scientifiques : il n'est pas encore certain que vous cessez de transmettre le virus après avoir été vacciné", a fait valoir la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

La question des droits attachés à ce "passeport" avait été jugée "conflictuelle" et "hors de propos" par certains États membres, à l'heure où seuls 4,2 % des Européens ont reçu au moins une dose de vaccin.

Divergences sur le "passeport vaccinal"

Paris et Berlin jugent la question prématurée, rejetant toute inégalité de traitement entre une minorité privilégiée et les autres.

Mais d'autres États - notamment les plus dépendants du tourisme - veulent une adoption accélérée pour sauver leur saison estivale, à l'instar de la Grèce qui, comme Chypre, a déjà conclu un accord touristique avec Israël.

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Les Vingt-sept ont finalement confié à la Commission la tâche d'élaborer les conditions techniques d'un certificat vaccinal (élément à prendre en compte, support informatique, interopérabilité...)

L'exécutif européen "aura besoin de trois mois pour y parvenir", a souligné devant la presse la chancelière allemande Angela Merkel, tout en assurant qu'après sa mise en place, "cela ne signifie pas que seuls les détenteurs d'un passeport vaccinal pourront voyager".

Il incombera aux États membres d'adapter leurs système de santé et structures douanières pour préparer l'établissement de ce certificat commun, a cependant prévenu Mme von der Leyen.

"Ils devront réagir rapidement pour la mise en œuvre, si nous voulons avoir un certificat 'vert' effectif d'ici l'été", a-t-elle insisté.

Avec AFP et Reuters

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