En images : "Le pire accident de train de l'histoire en Grèce"
Un train de marchandises et un train de passagers sont entrés en collision frontale un peu avant minuit dans le centre du pays faisant au moins 43 morts. D'après les médias grecs, il s'agit du "pire accident ferroviaire que la Grèce ait jamais connu". Retour en images sur la catastrophe et les difficiles opérations de sauvetage menés sur le site de la collision.
Publié le : Modifié le :
La Grèce en deuil et sous le choc mercredi 1er mars après la violente collision dans la nuit entre deux trains qui a fait 43 morts et laissé sur les voies des wagons pulvérisés et calcinés. Les médias grecs en parlent comme de la pire tragédie ferroviaire que le pays n'ait jamais connu.
Le chef de la gare de Larissa, la ville située non loin de l'endroit où a eu lieu la tragédie, a été arrêté, a dit une source policière à l'AFP. Pour une raison inconnue, les deux trains circulaient sur la même voie "depuis plusieurs kilomètres", a précisé le porte-parole du gouvernement Yiannis Oikonomou.
{{ scope.legend }}
© {{ scope.credits }}Des dizaines de sauveteurs et de pompiers se sont affairés autour des carcasses calcinées, tandis que d'épaisses fumées s'échappent d'autres wagons accidentés et renversés sur le côté. "Je n'ai jamais rien vu de tel de toute ma vie. C'est une tragédie. Cinq heures après, on continue de trouver des corps", confie à l'AFP, essoufflé, un secouriste après avoir extirpé deux corps d'un wagon sous une épaisse fumée.
"C'était la panique totale"
Traumatisés, les visages fermés et les traits tirés, les passagers expliquent devant les caméras de télévision grecque "être profondément choqués".
"Les gens ont commencé à détruire les vitres pour sortir des wagons, ils hurlaient. C'était la panique totale", raconte un passager sur la chaîne de télévision Skaï.
Sur le site d'information local ThessToday, un autre jeune homme confie "être encore en état de choc". "Nous entendions des passagers criant à l'aide !", ajoute-t-il.
Certains en colère réclament des explications à la compagnie ferroviaire.
"J'avais l'impression que quelque chose n'allait pas bien quand nous nous sommes arrêtés. Nous avons été retardés à cause du trafic intense sur les voies ferrées, le conducteur nous a dit que nous serions retardés de quinze minutes, car c'[était] une voie unique. Nous aurions probablement dû être retardés davantage, [ce] n'était pas correctement planifié", enrage un passager sur la chaîne de télévision MEGA.
À la gare de Thessalonique, plus au nord, c'est aussi l'angoisse des familles qui attendent des nouvelles de leurs proches. Le train était notamment plein d'étudiants qui voyageaient entre Athènes et Thessalonique. Selon le maire de Tempé, Yorgos Manolis, ils rentraient après un week-end prolongé en raison d'un jour férié en Grèce.
Avec AFP
Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine
Je m'abonne