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En Italie, échec d'un référendum pour faciliter les naturalisations et protéger les travailleurs

Europe

Faute de votants en nombre suffisant, un référendum visant à faciliter les naturalisations et abolir quatre lois de libéralisation du marché du travail ont échoué lundi en Italie. La Première ministre d'extrême droite, Giorgia Meloni, avait déclaré être "absolument contre" cette mesure.

Une votante glisse son bulletin dans l'urne, lors d'un référendum sur la naturalisation et le droit du travail, le 9 juin 2025 à Milan, en Italie.
Une votante glisse son bulletin dans l'urne, lors d'un référendum sur la naturalisation et le droit du travail, le 9 juin 2025 à Milan, en Italie. © Claudio Furlan, AP

En Italie, un référendum sur des mesures visant à faciliter l'obtention de la nationalité et à révoquer des mesures de libéralisation du marché du travail a tourné court, lundi 9 juin, faute de votants en nombre suffisant.

Selon des résultats partiels cités par les médias, un peu moins de 30 % des électeurs se sont rendus aux urnes dimanche et lundi, alors qu'il fallait que plus de 50 % votent pour que le résultat du scrutin soit pris en compte.

De nombreux membres du gouvernement ultraconservateur de Giorgia Meloni avaient appelé leurs partisans à s'abstenir de voter afin que le seuil nécessaire de votants ne soit pas atteint.

Il était notamment proposé dans le cadre de ce référendum soutenu par des ONG et des partis d'opposition de réduire de dix à cinq ans la durée pendant laquelle un résident non-européen, sans lien de mariage ni de sang avec l'Italie, doit avoir vécu dans ce pays avant d'en demander la nationalité.

À revoirItalie : un référendum test pour Meloni ?

"Le gouvernement en sort encore plus fort"

À la tête du parti Fratelli d'Italia (FDI, extrême droite) et arrivée au pouvoir en 2022 sur un programme de lutte contre l'immigration – bien que son gouvernement a en réalité augmenté le nombre des visas de travail –, la Première ministre Giorgia Meloni avait déclaré être "absolument contre" cette mesure.

Les Italiens étaient également appelés à se prononcer sur une proposition d'abolition de quatre lois de libéralisation du marché du travail. Une consultation voulue par la principale confédération syndicale, la CGIL (gauche), qui avait collecté les 500 000 signatures nécessaires à l'organisation du scrutin.

Le syndicat espérait ainsi rétablir des mesures de protection contre les contrats précaires, les licenciements et les accidents du travail, qui avaient été supprimées par le passé.

"Les oppositions ont voulu transformer ce référendum en un référendum sur le gouvernement Meloni. La réponse semble très claire : le gouvernement en sort encore plus fort et la gauche encore plus faible", a déclaré Giovanbattista Fazzolari, le bras droit de la Première ministre italienne.

"Vous avez perdu", a posté lundi sur X Fratelli d'Italia, avec une photo des chefs des quatre partis d'opposition qui s'étaient prononcés en faveur du référendum.

Le principal parti d'opposition, le Parti démocrate (centre gauche), soutenait les propositions soumises au référendum, bien qu'il ait adopté, quand il était au pouvoir, certaines des mesures dont la suppression était proposée, dont certaines mises en place par l'ancien chef du gouvernement Matteo Renzi.

Avec AFP