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Crise du Covid-19 : perquisitions chez Olivier Véran, Édouard Philippe, Agnès Buzyn et Sibeth Ndiaye

Le ministre de la Santé Olivier Véran et l'ancien Premier ministre Édouard Philippe lors d'une réunion sur la crise du Covid-19, le 25 mai 2020.
Le ministre de la Santé Olivier Véran et l'ancien Premier ministre Édouard Philippe lors d'une réunion sur la crise du Covid-19, le 25 mai 2020. © Reuters Pool
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Le domicile et les bureaux du ministre de la Santé, Olivier Véran, ont été perquisitionnés jeudi matin dans le cadre d'une information judiciaire sur la gestion de la crise liée au Covid-19. D'autres perquisitions ont eu lieu aux domiciles de plusieurs membres du gouvernement en poste au plus fort de la crise, comme chez Édouard Philippe, Agnès Buzyn et Sibeth Ndiaye.

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Des perquisitions ont eu lieu jeudi 15 octobre dans la matinée, aux domiciles et bureaux du ministre de la Santé, Olivier Véran, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par la Cour de justice de la République (CJR) sur la gestion de la crise du coronavirus, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué.

D'autres perquisitions ont été menées aux domiciles ou dans les bureaux de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe et des ex-membres du gouvernement Agnès Buzyn, Sibeth Ndiaye dans le cadre de cette même enquête, a-t-on appris de sources concordantes.

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Les domiciles du directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, et de la directrice générale de Santé publique France, Geneviève Chêne, ont également été perquisitionnés. 

Des perquisitions menées "sans difficulté"

Ces opérations se sont déroulées "sans difficulté", a fait savoir le ministère de la Santé, "de façon très courtoise et avec la pleine coopération du maire" du Havre, selon l'entourage de Édouard Philippe. 

"Édouard Philippe a toujours dit qu'il se tenait à disposition de la justice", a-t-on souligné de même source.

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Une information judiciaire avait été ouverte le 7 juillet pour "abstention de combattre un sinistre" et confiée à la commission d'instruction de la CJR, qui agit comme un juge d'instruction et mène les investigations.

Selon une source judiciaire, ces perquisitions ont été réalisées par les gendarmes de l'OCLAESP (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique) et de l'OCLCIFF (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales).

90 plaintes adressées contre des ministres 

Au total, depuis le début de la crise du coronavirus, 90 plaintes contre des ministres avaient été adressées à la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour l'exercice de leur fonction.

Seulement neuf d'entre elles avaient été jugées recevables, visant, outre Olivier Véran, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, ou encore l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn ou l'ex-porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

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Dans son avis consulté par l'AFP, la commission des requêtes de la CJR avait estimé "nécessaire qu'une enquête approfondie soit menée pour apprécier le bien-fondé des plaintes, leur base factuelle et l'élément moral du délit".

Les auditions des plaignants, parmi lesquels des représentants du collectif de médecins C19, ont démarré début septembre. Ceux-ci fustigent notamment "l'incohérence des mesures" prises au sommet de l'État, ou encore "l'absence d'application des recommandations de l'OMS".

De son côté, le parquet de Paris, qui a reçu plusieurs dizaines de plaintes ciblant parfois des responsables de l'administration, a ouvert le 9 juin une vaste enquête préliminaire, notamment pour "homicides involontaires" ou "mise en danger de la vie d'autrui".

Et, le collectif Victimes Coronavirus France, qui réunit 200 personnes, a visé mi-septembre le Premier ministre, Jean Castex, d'une plainte devant la CJR, estimant que le gouvernement continuait de "naviguer à vue" face à l'épidémie.

Avec AFP

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