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Fêtes privées, attestations et transports : ce qu'il faut retenir des nouvelles mesures anti-Covid

Le Premier ministre français, Jean Castex, a détaillé, jeudi 15 octobre, les nouvelles restrictions pour tenter d'enrayer la propagation du coronavirus, au lendemain de l'annonce de couvre-feux nocturnes dès samedi en région parisienne et dans huit métropoles.
Le Premier ministre français, Jean Castex, a détaillé, jeudi 15 octobre, les nouvelles restrictions pour tenter d'enrayer la propagation du coronavirus, au lendemain de l'annonce de couvre-feux nocturnes dès samedi en région parisienne et dans huit métropoles. © Ludovic Marin, AFP
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Au lendemain de l'annonce par le président Emmanuel Macron d'une mise en place de couvre-feux en Île-de-France et dans huit métropoles françaises à partir de samedi, le chef du gouvernement, Jean Castex, et des ministres ont tenu une conférence de presse détaillant les modalités et les mesures prises.

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Au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron pour tenter d'endiguer l'épidémie de coronavirus en France, le gouvernement a détaillé, jeudi 15 octobre, les nouvelles mesures mises en place à partir de samedi, lors d'une conférence de presse. Jean Castex, accompagné des ministres de la Santé, Olivier Véran, de l'Intérieur, Gérald Darmanin, de l'Économie, Bruno Le Maire, et du Travail, Élisabeth Borne, ont égrené les mesures concrètes pour faire face à la seconde vague de Covid-19.

Emmanuel Macron a décrété un couvre-feu total à Paris et dans sa région, "où le virus circule très activement", ainsi que dans les métropoles de Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Étienne.

La situation est critique : jeudi soir, la France a enregistré 30 621 cas supplémentaires de contamination par le Covid-19 en 24 heures, un record depuis le début de l'épidémie et une première au-dessus du seuil des 30 000. Le taux de positivité des tests s'établit lui à 12,6 % et le nombre total de cas confirmés de contamination atteint désormais 809 684 dans le pays.

Première annonce du Premier ministre, l'attestation de déplacement fera son retour dans les métropoles concernées par le couvre-feu, avec les mêmes sanctions en cas d'infraction à la règle : une amende de 135 euros, jusqu'à 6 mois d'emprisonnement possible et 3 750 euros d'amende en cas de double récidive.

 "À 21h00, chacun devra être chez soi", a indiqué le Premier ministre. Les "commerces", "services" et "lieux recevant du public" seront fermés sauf ceux concernés par des exemptions parmi lesquels "les établissements de santé, médico-sociaux" ou encore les restaurants pratiquant la livraison à domicile.

Par ailleurs, "tous les restaurants de France appliqueront le protocole sanitaire qui a été récemment renforcé et prévoit notamment la limitation à six du nombre de clients par table", a aussi annoncé le Premier ministre. Ce protocole renforcé, qui était auparavant valable uniquement dans les zones dites d'"alerte maximale", prévoit aussi "l'enregistrement du nom des clients pour faciliter le 'contact tracing'." 

Fêtes privées interdites dans les salles publiques

"Si vous avez un train ou un avion qui arrive ou qui part après 21 h, il faudra le cas échéant pouvoir montrer votre billet si vous êtes contrôlé", a-t-il ajouté, en soulignant que les déplacements "pour sortir votre animal de compagnie, près de chez vous", seront également tolérés.

"Toutes les fêtes privées, comme les mariages ou les soirées étudiantes, qui se tiennent dans des salles des fêtes, dans des salles polyvalentes ou tout autre établissement recevant du public seront interdites" sur l'ensemble du territoire, a indiqué Jean Castex.

Un milliard pour les entreprises

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a, lui, annoncé de nouvelles exonérations de charges et un renforcement du fonds de solidarité afin d'aider les entreprises mises en difficulté par le couvre-feu. Ces aides représentent un surcoût pour l'État d'un milliard d'euros pour la durée du couvre-feu, prévu pour durer au moins quatre semaines, a-t-il précisé lors de la conférence de presse.

Le ministre demande, en outre, aux banques d'examiner un report du remboursement des prêts garantis par l'État pour les entreprises en difficulté, dans les secteurs de l'hôtellerie, de la restauration, de l'événementiel et du sport, notamment.

En outre, toutes les entreprises de moins de 50 salariés situées dans les zones de couvre-feu seront éligibles au fonds de solidarité jusqu'à 1 500 euros si leur perte de chiffre d'affaires atteint 50 %, et ce tant que le couvre-feu durera, a annoncé le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.

Pour les hôtels, cafés et restaurants, le fonds de solidarité jusqu'à 10 000 euros pourra être perçu par les entreprises ayant une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 %, et non plus 70 %, a ajouté le ministre lors de cette conférence de presse.

Cependant cette communication gouvernementale, qui était très attendue alors que les critiques de certains secteurs touchés, comme celui de la restauration se multiplient, a été parasitée dans la matinée par des perquisitions lancées jeudi matin aux domiciles et bureaux du ministre de la Santé, Olivier Véran, et de l'ancien Premier ministre, Édouard Philippe.

Des perquisitions ordonnées dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par la Cour de justice de la République sur la gestion de la crise du coronavirus.

"Vous comprendrez qu'il ne m'appartient absolument pas de commenter les décisions d'une autorité judiciaire", a déclaré Jean Castex, en soulignant que le ministre de la Santé "bénéficie d'une totale présomption d'innocence"

Avec AFP

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