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Enseignant décapité : des rassemblements dans toute la France, une onzième personne en garde à vue

Une enseignante arborant une pancarte "Je suis enseignante/Je défends la liberté d'expression/Je lutte pour nos conditions de travail et contre toute forme de racisme !", près du collège de Conflans-Sainte-Honorine, le 17 octobre 2020.
Une enseignante arborant une pancarte "Je suis enseignante/Je défends la liberté d'expression/Je lutte pour nos conditions de travail et contre toute forme de racisme !", près du collège de Conflans-Sainte-Honorine, le 17 octobre 2020. © Bertrand Guay
7 mn

D'importants rassemblements sont attendus dimanche partout en France, en hommage au professeur Samuel Paty, assassiné vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet. Cet attentat a suscité une énorme émotion. Une onzième personne a été placée en garde à vue dans le cadre de l'enquête.

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Deux jours après l'assassinat d'un enseignant vendredi dans les Yvelines décapité par un jeune homme russe tchétchène de 18 ans, des rassemblements sont prévus dimanche un peu partout en France pour lui rendre hommage. 

Les responsables des principaux partis politiques, associations et syndicats manifesteront dimanche à 15 heures à Paris, place de la République, et dans de nombreuses autres villes dont Lyon, Toulouse, Strasbourg, Nantes ou encore Marseille, Lille et Bordeaux. 

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer et Marlène Schiappa, la ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté, seront présents a annoncé le ministre sur son compte Twitter.

Le patron de La République en marche, Stanislas Guerini, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, et celui d'Europe-Ecologie-Les Verts, Julien Bayou, ont notamment confirmé leur participation. Leurs partis politiques respectifs ont également appelé à se joindre aux rassemblements. 

Le journal satirique Charlie Hebdo s'est également associé à l'appel dans la capitale. La place de la République, traditionnel lieu de manifestations à Paris, avait été l'épicentre de l'énorme défilé du 11 janvier 2015 après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper cacher, qui avait rassemblé environ 1,5 million de participants.

L'hommage national aura lieu mercredi 21 octobre

'Association des maires de France (AMF) a également appelé samedi toutes les communes à rendre hommage à la victime, proposant "d'afficher sur leurs bâtiments le mot-dièse #JeSuisEnseignant, de respecter une minute de silence lors de la prochaine réunion du conseil municipal et choisir un jour de mise en berne du drapeau de la mairie".

L'hommage national à Samuel Paty, l'enseignant décapité, se tiendra mercredi 21 octobre, a indiqué l'Élysée samedi 17 octobre. Cet hommage est organisé en coordination avec la famille et le lieu où il se déroulera n'a pas encore été annoncé. Un Conseil de défense, présidé par Emmanuel Macron doit également avoir lieu dimanche en fin de journée. 

Une onzième personne en garde à vue 

Une onzième personne a été placée en garde à vue dimanche matin dans le cadre de l'enquête. Cette personne est issue de l'entourage de l'assaillant. Plusieurs personnes de la famille du tueur, ses parents, son grand-père et son petit frère, ainsi que de son entourage proche ont été interpellées dès vendredi soir.

Le père d'une élève de la victime et un militant islamiste très actif, Abdelhakim Sefrioui, sont aussi en garde à vue depuis samedi. Toutes les gardes à vue se poursuivaient dimanche matin.

Les faits se sont déroulés vers 17 heures le vendredi 16 octobre, près du collège du Bois d'Aulne de Conflans-Sainte-Honorine, selon une source policière. Les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de la ville ont été appelés pour un individu suspect rôdant autour d'un établissement scolaire, selon cette source. Sur place, ils ont découvert la victime et, 200 mètres plus loin à Éragny, ont tenté d'interpeller un homme armé d'un couteau qui les menaçait et ont fait feu sur lui.

L'assaillant, un jeune Russe tchétchène de 18 ans. Connu pour des antécédents de droit commun, son casier judiciaire était toutefois vierge et il n'était pas connu des services de renseignement pour radicalisation, selon plusieurs sources proches du dossier. Un message adressé à Emmanuel Macron, "le dirigeant des infidèles", expliquant vouloir se venger de celui "qui a osé rabaisser Mouhammad" et la photo de sa victime décapitée ont été retrouvées stockées dans son téléphone. Ils avaient également été postés sur Twitter.

Abdelhakim Sefrioui avait accompagné début octobre au collège du Bois d'Aulne de Conflans-Saint-Honorine, le père d'une élève pour demander le renvoi de la victime, qui avait montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves. 

Se présentant comme "membre du Conseil des imams de France", il avait diffusé il y a quelques jours une vidéo dans laquelle il dénonçait le professeur.

La demi-sœur du parent d'élève a par ailleurs rejoint l'organisation État islamique en 2014 en Syrie et elle est recherchée par la justice antiterroriste.

Avec AFP

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