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Enseignant décapité : les politiques en ordre dispersé aux rassemblements lui rendant hommage

Le Premier ministre, Jean Castex, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, lors du rassemblement du 18 octobre à Paris pour rendre hommage à Samuel Paty, le professeur d'histoire décapité vendredi dans les Yvelines.
Le Premier ministre, Jean Castex, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, lors du rassemblement du 18 octobre à Paris pour rendre hommage à Samuel Paty, le professeur d'histoire décapité vendredi dans les Yvelines. © Bertrand Guay, AFP
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Plusieurs responsables politiques ont participé dimanche aux rassemblements organisés au surlendemain de la décapitation de Samuel Paty, l'enseignant assassiné vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine, mais pas toujours dans un climat d'union.

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Jean Castex, mais aussi Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo ou encore Valérie Pécresse ont participé au rassemblement Place de la République le dimanche 18 octobre en hommage à l'enseignant tué vendredi par un Russe tchétchène de 18 ans.

De l'extrême gauche à quelques représentants de la droite, plusieurs responsables politiques ont participé dimanche 18 octobre aux rassemblements organisés au surlendemain du violent assassinat de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines.

Personnalités politiques et anonymes rendent hommage à Samuel Paty place de la République
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Le Premier ministre, Jean Castex, s'est lui-même rendu au rassemblement place de la République à Paris, avant de participer à un Conseil de Défense en fin de journée.

Ceint d'une écharpe tricolore et entouré de plusieurs députés de son parti, le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, a déclaré devant la presse qu'il était "de notre devoir à nous républicains d'être présents" à ce rassemblement dans la capitale, alors que "le but de ces criminels est de nous diviser".

Mais "le gouvernement devrait se poser des questions" sur ce qui a pu conduire à l'assassinat de Samuel Paty, a-t-il ajouté.

Les patrons du PS, Olivier Faure, et d'Europe-Ecologie-Les Verts, Julien Bayou, étaient également présents. La maire de Paris Anne Hidalgo de même.

La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (ex-LR) a indiqué venir "place de la République soutenir nos enseignants frappés dans leur chair", sur Twitter. "Mais je récuse à tous ceux qui ont été de tous les défilés et de toutes les pétitions avec les islamistes le droit de se donner bonne conscience et s'exonérer de toute responsabilité en manifestant", a-t-elle ajouté, en référence à l'extrême gauche.

Le patron de La République en marche, Stanislas Guerini, avait également prévu d'être présent, de même que plusieurs députés de la majorité.

Pas d'union nationale

Présidente déléguée des députés LREM, Aurore Bergé (ex-LR) a toutefois indiqué qu'elle n'y participerait pas. Les directeurs d'établissements scolaires "n'attendent pas une énième manifestation, des énièmes banderoles, bougies, fleurs, c'est d'avoir des actes très concrets", a-t-elle justifié à Radio J. Élue des Yvelines, elle était samedi aux côtés des habitants, mais n'a pas envie dimanche de se trouver "aux côtés de personnes qui ont créé un climat favorable à ces idéologies, ou en tout cas ont cessé de les combattre", a-t-elle déclaré en faisant référence aux Insoumis Eric Coquerel ou Danièle Obono.

De même, certains responsables LR ont justifié leur absence. "Il y a eu trop d'attaques sans vraies ripostes. Trop de marches suivies de trop de reculs. Trop d'hommages sans courage", a ainsi tweeté le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau.

Côté Rassemblement national, "il y aura des militants , sympathisants et adhérents" dans les manifestations, mais pas de responsables. Ceux-ci "sont dans l'action politique, travaillent à quelque chose de plus concret et en ont un peu marre de la politique de la bougie", a-t-on indiqué au parti.

Avec AFP

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