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Assassinat de Samuel Paty : sept personnes mises en examen

Hommage à Samuel Paty à Nice le 21 octobre 2020.
Hommage à Samuel Paty à Nice le 21 octobre 2020. © Éric Gaillard, Reuters
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Un parent d'élève, l'islamiste Abdelhakim Sefrioui, trois proches de l'assaillant ainsi que deux collégiens ont été mis en examen, mercredi, dans le cadre de l'enquête du parquet national antiterroriste sur l'assassinat de l'enseignant français Samuel Paty.

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L'enquête avance. Le parent d'élève Brahim C. et l'islamiste Abdelhakim Sefrioui ont été mis en examen, mercredi 21 octobre, pour "complicité d'assassinat terroriste" dans l'enquête sur la mort de l'enseignant Samuel Paty dans les Yvelines, a annoncé le parquet national antiterroriste.

Deux amis de l'assaillant, Naim B. (18 ans) et Azim E. (19 ans), ont également été mis en examen du même chef. Un troisième proche, Yussuf C., est lui poursuivi pour "association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteintes aux personnes". Tous ont été placés en détention provisoire, sauf Brahim C., qui a toutefois été incarcéré dans l'attente d'un débat sur cette question.

Les deux collégiens de 14 et 15 ans, accusés d'avoir désigné contre rémunération l'enseignant à l'assaillant, ont aussi été mis en examen pour "complicité d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", mais ils ont toutefois étaient laissés libres sous contrôle judiciaire. Le parquet antiterroriste avait requis le placement en détention pour au moins un des collégiens, contre l'avis des juges d'instruction.

Cible sur les réseaux sociaux

Samuel Paty, enseignant de 47 ans à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) a été décapité vendredi par Abdoullakh Anzorov, un réfugié d'origine russe tchétchène de 18 ans, pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors de deux cours début octobre sur la liberté d'expression.

Brahim C., 48 ans, et Abdelhakim Sefrioui, 61 ans, sont accusés d'avoir "nommément désigné comme une cible sur les réseaux sociaux l'enseignant d'histoire-géographie "au moyen d'une manœuvre et d'une réinterprétation des faits", a souligné le procureur antiterroriste Jean-François Ricard lors d'une conférence de presse mercredi après-midi.

"Il y a des commanditaires qui sont derrière cet attentat et qui sont certainement ravis de voir que l'enquête se focalise sur des comparses périphériques, qui n'ont jamais voulu une telle horreur", a réagi auprès de l'AFP l'avocat d'Abdelhakim Sefrioui. "M. Sefrioui n'avait aucune idée de ce qui allait se passer, il n'y a eu aucun contact entre eux, rien ne dit même qu'Anzorov ait vu sa vidéo", a-t-il assuré. Selon l'avocat, "les personnes dangereuses, qui ont formé Anzorov, sont à l'abri et vont en former d'autres".

Avec AFP

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