Covid-19 : la vente d'alcool et les livraisons interdites dès 22 h à Paris

Un livreur Uber Eats dans Paris, le 3 novembre 2020.
Un livreur Uber Eats dans Paris, le 3 novembre 2020. © Joel Saget, AFP

La préfecture de police de Paris a interdit jeudi par arrêté la vente d'alcool et lesactivités de livraison et de vente à emporter des bars et restaurants de la capitale de 22 h à 6 h du matin, dans le cadre d'un durcissement des restrictions visant à lutter contre la propagation du coronavirus.

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La livraison et la vente à emporter par les restaurants et bars, ainsi que la vente et la consommation d'alcool sur la voie publique, seront interdites à Paris à partir de vendredi entre 22 h et 6 h, a annoncé jeudi 5 novembre la préfecture de police (PP), pour lutter contre la propagation du Covid-19.

"Les services de police ont constaté, particulièrement en soirée et pendant la nuit, des déplacements et des regroupements de personnes (livreurs, clients...) dans et aux abords de ces établissements", écrit la PP dans un communiqué.

"De plus, la vente à emporter de boissons alcooliques, notamment par des épiceries de nuit, est susceptible de favoriser des regroupements nocturnes, sans respect des gestes barrières, sur la voie publique voire dans la sphère privée", ajoute-t-elle.

Après consultation de la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, qui a annoncé dans la matinée sur BFMTV la fermeture de "certains débits de boissons", la PP a pris cet arrêté qui, "en pratique, impose donc la fermeture totale de ces établissements entre 22 h et 6 h". Cet arrêté "concilie les impératifs sanitaires et la nécessité de préserver l'activité d'un secteur fragilisé par la crise économique" selon le communiqué, qui circonscrit la décision à la seule ville de Paris alors que Anne Hidalgo avait aussi évoqué "la petite couronne".

Une "situation très préoccupante"

La fermeture des épiceries de nuit n'est pas mentionnée dans l'arrêté, qui intervient deux jours après un couac sur un possible couvre-feu nocturne à Paris, annoncé par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avant d'être démenti par Matignon.

"En réalité, ce que souhaite le préfet de police, ce n'est pas un couvre-feu, c'est éviter les attroupements", a estimé la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (Libres !), qui a donné "tout (son) accord pour réguler les situations qui posent des problèmes sanitaires".

Anne Hidalgo a par ailleurs jugé "la situation très préoccupante" à Paris et dans la petite couronne, où "autour de 1 000 personnes sont en réanimation aujourd'hui, après 4 000 au pic de l'épidémie au printemps". 

Contrairement aux mesures prises lors de la première vague, les marchés resteront ouverts, a indiqué la maire de Paris.

Dans les écoles

Sur le volet scolaire, elle a proposé au ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et au rectorat plusieurs lieux à Paris tels que "bibliothèques, théâtres, gymnases (...) qui peuvent être mis à contribution pour donner plus d'espace aux lycéens", et ainsi éviter d'éventuelles fermetures.

Près d'une semaine après la mise en place du reconfinement, le gouvernement s'apprête à faire le point jeudi, après une série de couacs autour de la mise en œuvre de cette mesure et alors que des acteurs redoutent un durcissement des restrictions face à une épidémie du Covid-19 toujours importante.

En France, près de 400 décès (394) à l'hôpital ont été enregistrés mercredi, faisant grimper le nombre de morts depuis le début de l'épidémie à 38 674.

Avec AFP et Reuters

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