Covid-19 en France : "Tout porte à croire que nous avons passé un pic", affirme Olivier Véran

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d'une conférence de presse sur le Covid-19, au ministère de la Santé à Paris, le 12 novembre 2020.
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d'une conférence de presse sur le Covid-19, au ministère de la Santé à Paris, le 12 novembre 2020. © Ludovic Marin, Reuters

Après plus de quinze jours de reconfinement en France, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a affirmé, dimanche, que plusieurs indicateurs portent "à croire que nous avons passé un pic épidémique". Selon lui, "nous reprenons le contrôle sur l'épidémie" de Covid-19, mais les Français doivent poursuivre leurs efforts. 

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C'est un constat encourageant après plusieurs semaines de reconfinement. La diminution du nombre de nouveaux diagnostics de cas de Covid-19 en France et la baisse du taux d'incidence portent "à croire que nous avons passé un pic épidémique", a affirmé, dimanche 15 novembre, le ministre de la Santé Olivier Véran. Il a également jugé que le contrôle sur l'épidémie était en train d'être repris.

"Grâce au confinement, comme au mois de mars, le virus commence à moins circuler. Depuis dix jours consécutifs, le nombre de nouveaux diagnostics de Covid-19 diminue, le taux de positivité des tests et le taux d'incidence baissent. Tout porte donc à croire que nous avons passé un pic épidémique", a déclaré le ministre dans un entretien au groupe de journaux régionaux Ebra.

Reprise du contrôle sur l'épidémie

"Nous reprenons le contrôle sur l'épidémie, c'est une bonne nouvelle, a-t-il ajouté.

"Mais nous n'avons pas encore vaincu le virus. (...) Clairement, il est trop tôt pour crier victoire et relâcher nos efforts", a toutefois mis en garde Olivier Véran.

Si le nombre de cas positifs a continué de progresser, approchant les deux millions de cas, le nombre d'entrées en réanimation ou services de soins intensifs a été, avec 270 entrées en 24 heures, au plus bas depuis trois semaines, selon les chiffres quotidiens publiés dimanche par Santé publique France.

Malgré une fiabilité moins grande que celle des tests PCR, le ministre a affirmé "croi(re) beaucoup aux tests antigéniques" de par le "temps précieux" gagné pour détecter les personnes positives au Covid-19 et la possibilité d'augmenter la capacité de tests en France. 

>> À lire aussi : PCR, TDR, Elisa… Quels sont les tests de dépistage du Covid-19 ?

"Un test antigénique positif assure le diagnostic. Un résultat négatif n'est lui pas fiable à 100 %, et pourra être confirmé en laboratoire en cas de symptômes", a-t-il argumenté.

"À noter que la plupart des scientifiques considèrent qu'un test antigénique négatif chez une personne asymptomatique impliquerait une charge virale faible. Le risque que vous soyez contagieux serait donc plus réduit", a poursuivi Olivier Véran.

Le vaccin, un horizon encore lointain

Concernant l'arrivée espérée d'un vaccin contre le coronavirus, le ministre a déclaré qu'une "campagne de vaccination ne commencera que quand nous aurons toutes les garanties de vacciner en toute sécurité la population".

"Si nous disposons de plusieurs vaccins, nous ferons le choix de ceux qui nous paraissent les plus sûrs et les plus efficaces", a affirmé Olivier Véran tablant sur la possibilité que "d'ici le début de l'année prochaine, trois ou quatre laboratoires pourraient (...) demander une autorisation de mise sur le marché". 

Avec AFP

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