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Covid-19 : la France déconfine en trois étapes, les commerces ouvrent le bal

Les commerces jugés "non-essentiels" pourront rouvrir dès samedi 28 novembre, en France.
Les commerces jugés "non-essentiels" pourront rouvrir dès samedi 28 novembre, en France. © Christian Hartmann, Reuters
6 mn

Les commerces français se préparent à rouvrir dès samedi, lors de la première étape d'un déconfinement en trois temps dévoilé mardi par Emmanuel Macron. Le tout sous conditions, car le Covid-19 encore "très présent", a justifié le chef de l’État.

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Les commerces ouvriront le bal. Dès samedi 28 novembre, les établissements jugés "non-essentiels" pourront rouvrir leurs portes aux clients, dans le cadre de la première étape du déconfinement, a annoncé mardi 24 novembre Emmanuel Macron. Selon le président français, le calendrier a été divisé en trois étapes pour maintenir la pandémie de Covid-19 sous contrôle, car le coronavirus est encore "très présent".

À l'instar de ce qui est annoncé dans d'autres pays européens, le chef de l'État lève les contraintes sur les achats de Noël en rouvrant tous les commerces dits "non essentiels" comme les librairies ou les boutiques de vêtements. Ils pourront ouvrir leurs portes jusqu'à 21 h, avec "des protocoles sanitaires stricts".

Ces protocoles, négociés avec l'ensemble des professionnels, prévoient notamment de durcir la jauge limitant le nombre de clients pouvant être présents dans un magasin. Celle-ci sera d'une personne pour 8 m2, contre un pour 4 m2 jusqu'ici.

Pour compenser en partie leur mois de fermeture forcée, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire s'est dit "favorable à l'ouverture des commerces tous les dimanches jusqu'à Noël".

"C'est une formidable nouvelle pour nos salariés, pour nos clients et pour tous les commerçants de France", s'est réjoui Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution, sur BFMTV, à l'image des principales organisations patronales.

"Le président a été sourd au désespoir" des hôteliers et restaurateurs

Mais cette nouvelle laisse toutefois perdurer une grande inquiétude pour les restaurants, appelés à patienter jusqu'au 20 janvier, lors de la troisième étape de l'allègement des restrictions instaurées en raison de la deuxième vague de Covid-19.

"Malgré nos différents appels, le président a été sourd au désespoir exprimé par nos métiers et il a décidé de condamner tout un pan de l'économie", a déploré Roland Héguy, président de l'Umih, principal syndicat de l'hôtellerie-restauration.

Au cours de son allocution télévisée suivie par 29,1 millions de téléspectateurs, Emmanuel Macron a fixé l'horizon d'une réouverture des restaurants au 20 janvier. Ces derniers rateront ainsi l'importante période des fêtes d'une année 2020 catastrophique jusqu'au bout. Les bars et discothèques, eux, restent dans le flou.

"Repas de Noël en famille", mais "tout faire pour éviter un troisième confinement"

Le déconfinement partiel sera suivi par un couvre-feu entre 21 h et 7 h à partir du 15 décembre. Mais le président a appelé les Français à la responsabilité pour les fêtes de fin d'année car le virus, a-t-il dit, "circule encore très fortement". "Nous devons tout faire pour éviter une troisième vague, un troisième confinement", a insisté le chef de l'État.

"Repas de Noël en famille mais protégeons les grands-parents", a abondé sur Twitter Rémi Salomon, président de la Commission médicale de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP). Il recommande de porter "le masque en dehors du repas" et d'"aérer au moins une fois par heure".

Réclamée notamment par des milliers de fidèles catholiques qui ont manifesté dans tout le pays pour le retour des messes, la réouverture des lieux de culte sera effective ce week-end.

Emmanuel Macron avait évoqué mardi soir une "stricte limite de trente personnes" pour les cultes. Mais la Conférence des évêques de France (CEF, catholiques), "déçue et surprise" par cette jauge, a affirmé mercredi 25 novembre qu'elle allait être augmentée d'ici jeudi. Elle évoque dans son communiqué un "échange téléphonique" mardi soir entre son président Mgr Éric de Moulins-Beaufort et le chef de l'État.

Vaccination non obligatoire face à une population sceptique

Dans les prochaines semaines, "il faudra continuer à rester chez soi, à télétravailler quand cela est possible, à renoncer aux réunions privées, aux rassemblements familiaux, à tous les déplacements non nécessaires", a dit le président de la République.

Alors que la France a franchi mardi la barre des 50 000 décès liés au coronavirus, une campagne de vaccination "massive", mais non obligatoire, pourrait débuter "fin décembre début janvier", en commençant par les plus fragiles et sous réserve du feu vert des autorités sanitaires. La France a, avec l'Union européenne, "sécurisé le nombre de doses" nécessaires, a assuré Emmanuel Macron.

Après les ratés sur les masques et les tests, l'exécutif sait qu'il ne peut échouer sur le sujet des vaccins, d'autant que les sondages montrent une population sceptique sur l'intérêt de se faire vacciner.

"Plus contraignants sur l'isolement"

Le chef de l'État a aussi promis un délai maximum de 24 heures pour les résultats des test PCR, une large utilisation des tests antigéniques rapides et souligné l'importance d'utiliser l'application TousAntiCovid, téléchargée par "près de 10 millions" de Français.

"Nous devons être plus contraignants à l'égard de celles et ceux qui ont le virus", a-t-il ajouté, appelant le Parlement à prévoir "les conditions pour s'assurer de l'isolement" des cas positifs.

Le numéro un de LREM Stanislas Guérini s'est dit "plutôt favorable à mettre le paquet sur l'accompagnement" et l'incitation, tandis que la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen s'y est opposée, estimant qu'il fallait "arrêter de prendre des décisions qu'on ne peut mettre en œuvre".

Jean Castex tiendra jeudi 26 novembre à 11 h une conférence de presse afin de détailler les assouplissements annoncés par le chef de l'État.

Avec AFP

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