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Un dernier hommage national rendu aux Invalides à Daniel Cordier, un "Français libre"

Le cercueil de Daniel Cordier dans la Cour de l'Hôtel national des Invalides, entouré par des élèves-officiers de Saint-Cyr Coëtquidan de la promotion "Compagnons de la Libération", le 26 novembre 2020, à Paris.
Le cercueil de Daniel Cordier dans la Cour de l'Hôtel national des Invalides, entouré par des élèves-officiers de Saint-Cyr Coëtquidan de la promotion "Compagnons de la Libération", le 26 novembre 2020, à Paris. REUTERS - POOL

Un Emmanuel Macron visiblement ému a présidé, jeudi, une cérémonie d'hommage national à la mémoire de Daniel Cordier, compagnon de la Libération, décédé la semaine dernière à l'âge de 100 ans, en qui le chef de l'État a salué "un Français libre". 

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Devant seulement une trentaine de personnes, en raison de la pandémie de Covid-19, s'est déroulée, jeudi 26 novembre, la cérémonie d'hommage national à l'ancien résistant Daniel Cordier, décédé à l'âge de 100 ans, le 20 novembre.

Dans la cour de l'hôtel des Invalides, Emmanuel Macron a salué la mémoire d'"un Français libre, amoureux d'une France sans chaînes". "La vie de Daniel Cordier est un roman d'aventures", a déclaré le président à propos de celui qui fut le secrétaire de Jean Moulin, chef de la résistance, mort en 1943, après avoir été torturé par la Gestapo.

À 20 ans, en 1940, Daniel Cordier "fit partie des résistants de la première heure, de ceux qui restèrent debout quand tout s'effondrait, prêt à tous les sacrifices pour que la France restât la France", a rappelé le chef de l'État devant le cercueil du défunt, drapé d'un drapeau tricolore.

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"Une lumineuse légèreté

Emmanuel Macron a rappelé le parcours et souligné la "lumineuse légèreté" et le "sourire d'éternel enfant" de Daniel Cordier, galeriste passionné d'art qui a souvent témoigné de son expérience de résistant, notamment racontée dans ses mémoires intitulées "Alias Caracalla" (Éd. Folio).

À l'âge de 19 ans, Daniel Cordier a été l'un des premiers à rejoindre les Forces françaises libres à Londres, où était exilé le général de Gaulle. Il avait été fait compagnon de la Libération en 1944.  

Le dernier encore en vie, Hubert Germain, âgé de 100 ans, était présent lors de cette cérémonie. À la fin de son discours de 15 minutes, Emmanuel Macron s'est adressé au centenaire, en chaise roulante et portant le béret vert de la Légion étrangère: "Je compte sur vous. Et, vous le savez, vous ne serez jamais seul". Un caveau est déjà réservé à Hubert Germain en tant que dernier compagnon au Mont-Valérien, dans les Hauts-de-Seine, haut lieu de la Résistance où plus d'un millier d'otages et de résistants furent exécutés. Il rejoindra les 16 morts pour la France de 1939 à 1945 qui représentent à la fois toutes les formes d'engagement et les différents lieux de combat de la France. Il s'agit de 11 militaires (dont deux tirailleurs d'Afrique du Nord, deux tirailleurs d'Afrique noire et trois membres des Forces françaises libres) et de cinq résistants (dont un FFI du Vercors et un de la résistance indochinoise). 

Daniel Cordier sera pour sa part inhumé, vendredi, au cimetière parisien du Père-Lachaise. Quelque 1 038 personnes, dont six femmes, se sont vu attribuer le titre de compagnon de la Libération, ainsi que 18 unités militaires et cinq communes françaises : Nantes, Grenoble, Paris, le village martyr de Vassieux-en-Vercors et l'Île de Sein. 

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Avec Reuters et AFP

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