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"Le monopole du cœur", "oui, mais", "au revoir" : les petites phrases de Valéry Giscard d'Estaing

L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, le 27 juin 1982 à Romorantin.
L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, le 27 juin 1982 à Romorantin. © Yolande Mignot, AFP
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La carrière de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing a été marquée par de nombreuses formules et petites phrases, dont certaines sont devenues célèbres. France 24 vous en propose un florilège.

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L'ancien président de la république Valéry Giscard d'Estaing, décédé mercredi 2 décembre, s'est illustré par ses réformes mais aussi ses formules, dont certaines sont devenues cultes.

  • 10 janvier 1967 : Valéry Giscard d'Estaing définit sa position dans la majorité gaulliste par la formule "oui, mais". De Gaulle répond le lendemain : "On ne gouverne pas avec des 'mais'."

     

  • 17 août 1967 : Critiquant "l'exercice solitaire du pouvoir" du général de Gaulle, il affirme que "l'autorité du président de la République ne doit trancher qu'après les délibérations nécessaires".

     

  • 22 avril 1974 : Se lançant dans la campagne présidentielle, il déclare : "J'ai dit que je voulais regarder la France au fond des yeux, mais je voudrais aussi atteindre son cœur."
  • 10 mai 1974 : Lors du débat télévisé de l'entre-deux-tours, il interrompt son adversaire : "Vous n'avez pas, M. Mitterrand, le monopole du cœur, vous ne l'avez pas."
  • 1974-1981 : Au cours de son septennat, il développe trois concepts : "La France doit être gouvernée au centre" avec le soutien de "deux Français sur trois" pour construire une "société libérale avancée".

     

  • 27 janvier 1978 : "Je suis venu vous demander de faire le bon choix pour la France", lors des législatives de mars.

     

  • 5 mai 1981 : Débat de l'entre-deux tours. "M. Mitterrand, vous gérez le ministère de la Parole depuis 1965 et moi, je gérais la France." "Vous êtes l'homme du passé." Ce à quoi le candidat socialiste réplique : "Et vous, l'homme du passif."

     

  • 19 mai 1981 : À la télévision, il adresse un "message de départ" aux Français, qu'il conclut sur un sinistre "au revoir", avant de se lever et de quitter le studio en direct devant la caméra qui filme son fauteuil vide.
  • 17 décembre 1981 : Après son échec à la présidentielle, qu'il imputera pour partie à la "trahison" de Jacques Chirac : "J'ai jeté la rancune à la rivière."

     

  • 11 juin 1991 : "J'ai connu des chefs d'État qui mentent", mais "je ne crois pas avoir jamais dit une chose qui fut fausse".

     

  • 21 septembre 1991: Au Figaro-Magazine : "Le type de problème auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l'immigration vers celui de l'invasion." Il recommande de "revenir à la conception traditionnelle de l'acquisition de la nationalité française : celle du droit du sang."

     

  • 25 septembre 2001 : Persuadé que la candidature Chirac à un second mandat présidentiel peut être handicapée par les affaires, il se dit prêt, peu gêné par ses 75 ans : "J'ai l'âge du Premier ministre chinois, l'homme le plus populaire dans son pays."

     

  • 15 décembre 2004 : Reçu à l'Académie française à 78 ans : "À mon âge, l'immortalité est devenue une valeur refuge."

     

  • 21 avril 2005 : Le projet de Constitution européenne "est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit. Je le dis d'autant plus aisément que c'est moi qui l'ai rédigé." Il ajoutera : "C'est une bonne idée d'avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui."

Avec AFP

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