Covid-19 en France : transparence promise sur les vaccins, mise au point sur les masques

"Il n'y a pas de stocks cachés" de vaccins en France, a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran, le 19 janvier 2020.
"Il n'y a pas de stocks cachés" de vaccins en France, a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran, le 19 janvier 2020. © Bertrand Guay, AFP, Archives
|
Vidéo par : FRANCE 2
7 mn

Emmanuel Macron a demandé de "publier en toute transparence" la répartition des doses de vaccins dans le pays, a indiqué, mardi, Olivier Véran, le ministre de la Santé. Il a également rappelé que la quasi-totalité des masques industriels sont valables face au variant britannique.

Publicité

Alors que la campagne de vaccination continue de susciter des critiques, le ministre de la Santé a déclaré, mardi 19 janvier sur France Inter, qu'une carte des doses disponibles sur tout le territoire français sera publiée "en toute transparence" d'ici la fin de semaine sur le site Sante.fr.

"Je vais y ajouter la répartition régionale des doses par semaine, la répartition départementale des doses par semaine, de manière que les Français sachent combien de doses sont disponibles dans chaque centre. Ils verront aussi par là qu'il n'y a pas de stocks cachés", a précisé Olivier Véran.

"Sur un million / un million et demi de doses que nous avons reçues, nous avons au niveau national 8 000 doses en stock, le reste est totalement déployé dans les territoires et les centres de vaccination", a ajouté le ministre.

Pour les personnes qui ne parviennent pas à avoir de rendez-vous, Olivier Véran a demandé à ce qu'"avant la fin de semaine, lorsque vous êtes en contact téléphonique avec un centre (...) ou que vous allez sur Internet et qu'il n'y a pas de créneau disponible, on enregistre vos coordonnées et que ce soit nous qui vous rappelions quand des créneaux seront disponibles pour la vaccination".

Vaccination "à flux tendus"

D'autre part, "avant la fin de semaine, sur le site Sante.fr, vous pourrez savoir combien il y a de doses dans votre centre de vaccination le plus proche et combien de doses ont été livrées", a promis Olivier Véran. Et "les élus savent par avance combien de doses ils peuvent utiliser cette semaine, la semaine prochaine, la semaine d'après".

"Nous vaccinons à flux tendu", a souligné le ministre. Les stocks sont livrés par les laboratoires et "déployés immédiatement dans tous les hôpitaux" les lundis et mardis, "pour être donnés aux centres de vaccination les mardis ou mercredis".

Olivier Véran a assuré que les services de santé "auront vacciné d'ici la fin de février 2,4 millions de Français avec du Pfizer et du Moderna, et, si l'Astra-Zeneca et d'autres vaccins devaient être validés, nous pourrions atteindre 4 millions de Français".

Nouvelles recommandations sur les masques

Le ministre de la Santé s'est également exprimé au sujet de la doctrine sur les masques, après de nouvelles recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), dictées par la menace du variant britannique du Covid-19.

Un responsable du HCSP a indiqué que cette instance consultative recommandait désormais d'éviter certains masques en tissu moins filtrants, à cause de la circulation en France du variant britannique du coronavirus, plus contagieux.

Les masques en tissu à éviter, selon le HCSP, sont les masques artisanaux, ainsi que les masques industriels dits "de catégorie 2". En revanche, les masques dits "de catégorie 1" restent valables.

"La quasi-totalité des masques industriels", ce "qu'on appelle les masques grand public de niveau 1", reste valable, a déclaré sur France Inter Olivier Véran, qui a en revanche appelé à éviter "le masque artisanal qu'on fabrique chez soi avec la meilleure intention du monde".

Menace du variant britannique

Malgré l'accélération de la campagne de vaccination, la France reste sous la menace du variant britannique du Covid-19. D'après des projections de l'Inserm, ce variant pourrait devenir "dominant en France entre fin février et mi-mars".

"Les nouvelles hospitalisations hebdomadaires devraient atteindre le niveau du pic de la première vague (environ 25 000 par semaine) entre mi-février et début avril, en l'absence d'interventions", ajoutent les auteurs de l'étude, qui ne mesurent pas encore les effets du couvre-feu avancé à 18 h pour toute la France depuis samedi. 

Olivier Véran a, lui, noté "un effet couvre-feu" dans les 15 départements où il est entré en vigueur plus tôt, depuis le 2 janvier. Mais les entrées à l'hôpital connaissent dans l'immédiat une légère remontée, avec 1 666 arrivées lundi, contre 1 289 le lundi précédent, pour un total de 25 584 malades du Covid-19 hospitalisés (contre 24 263 au 1er janvier). 

Le chiffre des patients Covid-19 en réanimation est repassé lui au-dessus des 2 800, alors qu'il s'était stabilisé autour de 2 600 depuis la fin décembre.

Avec AFP 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine