Covid-19 : la production du vaccin Moderna en France débutera "courant mars"

Au 1er février, l'UE avait reçu 18,5 millions de doses de vaccins anti-Covid-19, dont 17,6 millions fournies par BioNTech-Pfizer et 854 000 doses par Moderna.
Au 1er février, l'UE avait reçu 18,5 millions de doses de vaccins anti-Covid-19, dont 17,6 millions fournies par BioNTech-Pfizer et 854 000 doses par Moderna. © Gene J. Puskar, AP

Alors que des retards d'approvisionnement en vaccins anti-Covid-19 se font sentir en France, la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé mercredi qu'un sous-traitant français commencera à produire "courant mars" le vaccin de Moderna. La production de celui de Pfizer/BioNTech sera lancée "courant avril".

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Un sous-traitant français commencera à produire "courant mars" le vaccin de Moderna contre le Covid-19 et un autre lancera "courant avril" la production de celui de Pfizer/BioNTech, a annoncé mercredi sur RTL la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

La veille, Emmanuel Macron avait annoncé que la production de vaccins sur le sol français débuterait "dès fin février, début mars", à l'issue d'une réunion avec les grands laboratoires français et européens.

Le chef de l'État avait indiqué que quatre sites de production allaient participer à la création de vaccins élaborés par d'autres laboratoires, dont trois sous-traitants français.

En novembre et en décembre, le Français Delpharm avait déjà annoncé qu'il produirait le vaccin Pfizer/BioNTech dans son usine normande de Saint-Rémy-sur-Avre, le laboratoire suédois Recipharm le vaccin Moderna à Monts, en Indre-et-Loire, et le façonnier français Fareva le vaccin CureVac sur ses sites de Pau et Val-de-Reuil, pour des opérations de remplissage et d'emballage.

"Le premier site de production qui démarrera, ce sera courant mars pour le vaccin Moderna", a précisé mercredi matin Agnès Pannier-Runacher.

"Nous aurons un site de production qui démarrera ensuite courant avril, ce sera pour le vaccin Pfizer/BioNTech. Et au mois de mai, ce devrait être pour le vaccin CureVac, là nous attendons l'autorisation de mise sur le marché, donc je mets un conditionnel", a-t-elle ajouté.

La ministre a indiqué que le laboratoire français Sanofi – qui a décalé au deuxième semestre 2021 la sortie de son propre vaccin – "va pour sa part également produire".

"Nous avons travaillé avec eux pour qu'ils produisent dans leur usine allemande du vaccin BioNTech, ça va contribuer à monter les chaînes de production. Si leur vaccin a des résultats positifs, au mois d'avril, ils démarreront également leur production", a détaillé Agnès Pannier-Runacher.

Des vaccins "vont peut-être arriver plus tôt que prévu"

La ministre a également évoqué les délais de livraison pour les différents vaccins : "Pfizer a diminué sa production, (mais) a déjà rattrapé son retard dans les chaînes françaises. Il a plus livré qu'il ne le devait initialement. Moderna devrait corriger dans les 3-4 semaines qui viennent. AstraZeneca, ça devrait prendre plus de temps, parce qu'AstraZeneca a un vrai problème sur l'un de ses sites."

Agnès Pannier-Runacher a aussi mis en avant le fait que des vaccins "vont peut-être arriver plus tôt que prévu : nous avons Janssen, Novavax va peut-être également présenter plus vite que prévu ses résultats cliniques. Nous enchaînons soit des bonnes nouvelles, soit des mauvaises nouvelles, c'est en ajustant constamment que nous montons la production de vaccin", a résumé la ministre.

"Nous sommes plutôt confiants à proposer aux Français qui souhaitent être vaccinés, d'ici la fin de l'été, une vaccination", a-t-elle souligné.

Interrogée sur le vaccin russe Spoutnik-V – dont la revue The Lancet vient de confirmer l'efficacité à 91,3 % –, la ministre a déclaré que "tout candidat vaccin qui présente un dossier" à l'Agence européenne du médicament "avec les données nécessaires pour une validation sera examiné. Nous prenons des décisions scientifiques, pas des décisions politiques", a-t-elle souligné.

Avec AFP  

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