Frédérique Vidal regrette la polémique suscitée par l'enquête sur "l'islamo-gauchisme" à l'université

La ministre de la Recherche, Frédérique Vidal, quitte le palais de l'Élysee après le Conseil des ministres, le 23 septembre 2020 à Paris.
La ministre de la Recherche, Frédérique Vidal, quitte le palais de l'Élysee après le Conseil des ministres, le 23 septembre 2020 à Paris. © Geoffroy Van Der Hasselt, AFP
3 mn

Après la controverse suscitée par l'enquête sur "l'islamo-gauchisme" à l'université, qu'elle a diligentée, Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a dit lundi regretter la polémique. Elle rappelle que sa priorité reste le sort des étudiants. 

Publicité

Frédérique Vidal tente de calmer le jeu. Empêtrée dans cette polémique après avoir demandé au CNRS une enquête sur "l'islamo-gauchisme" à l'université, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a regretté lundi 22 février sur RTL que sa demande d'enquête sur "l'islamo-gauchisme" à l'université se soit transformée en "polémique", réassurant que sa priorité était "la question des étudiants [face au Covid-19]". Plus de 600 universitaires (enseignants, chercheurs...) ont réclamé sa démission samedi, dans une tribune publiée par le journal Le Monde. 

"Il n'y a pas lieu d'en faire une polémique" 

Après une semaine mouvementée, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a affiché sa volonté de clore la polémique, dimanche. 

Frédérique Vidal a dit lundi "regretter" que sa demande se soit transformée en polémique. "Je dis que je veux un état des lieux sur ce sujet, il n'y a pas lieu d'en faire une polémique", a-t-elle estimé. "Des enquêtes, il y en a en permanence", a-t-elle justifié. 

Son rapport – "un état des lieux sur le sujet" – est attendu "dans les prochains mois", a-t-elle précisé. 

Semblant pressée de balayer cette polémique, la ministre a insisté : "Aujourd'hui, ce qui me préoccupe, c'est la question des étudiants […]. Comment on fait pour que les étudiants puissent sortir de cette crise en n'étant pas désespérés." 

Parcours psychologique 

Le "chèque psy" promis aux jeunes par le gouvernement concerne la première semaine de février 1 200 étudiants, puis 2 000 étudiants par semaine, a-t-elle indiqué. Ces jeunes sont "pris en charge" dans un parcours de soin par des psychologues de ville. 

Par ailleurs, plus de 75 % des universités ont pour le moment modifié leurs emplois du temps pour permettre aux étudiants de revenir en cours en présentiel une journée par semaine. Quelque 90 % des étudiants sont concernés par ces nouveaux emplois du temps : parmi eux, 60 % reviennent, 40 % préfèrent rester en présentiel, a déclaré la ministre. 

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine