Covid-19 : "des mesures supplémentaires" en Île-de-France et Hauts-de-France annoncées jeudi

Le gouvernement français juge la situation sanitaire préoccupante et souhaite durcir les mesures restrictives pour lutter contre le Covid-19 dans deux départements.
Le gouvernement français juge la situation sanitaire préoccupante et souhaite durcir les mesures restrictives pour lutter contre le Covid-19 dans deux départements. © AFP - Bertrand Guay

Alors que le gouvernement prévoit d'annoncer "des mesures supplémentaires" en Île-de-France et Hauts-de-France, le directeur de l'Assistance publique, Martin Hirsch, a insisté, mercredi matin, sur la dynamique d'accélération actuelle du virus en région parisienne.

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Un nouveau tour de vis, en France, pour lutter contre  l'épidémie de Covid-19. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a annoncé, mercredi 17 mars, que des "mesures supplémentaires"  dans "les territoires les plus touchés", l'Île-de-France et les Hauts-de-France, allaient être annoncées jeudi à 18 h pour "une application dès ce week-end".

De nouvelles restrictions ne sont en revanche pas envisagées à ce stade en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, a-t-il ajouté.

C'est le Premier ministre, Jean Castex, qui dévoilera ces nouvelles mesures en Île-de-France et dans les Hauts-de-France, qui pourront aller "jusqu'au confinement".

D'ici là, "des concertations seront menées dans les régions concernées et dans leurs départements limitrophes, pour recueillir l'avis des élus sur les mesures envisagées", a ajouté Gabriel Attal à l'issue du conseil des ministres et d'un nouveau conseil de défense sanitaire.

Il a également précisé qu'"en l'état des discussions qui ont eu lieu", la fermeture des établissements scolaires "ne fait pas partie de la base de travail" étudiée par l'exécutif.

Plus tôt dans la journée, Martin Hirsch, directeur de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a estimé que l'épidémie est dans une phase d'accélération en Île-de-France et un confinement le week-end, avec "très grande vigilance" pendant la semaine, ou un confinement plus large et plus strictement appliqué sont les deux hypothèses à envisager.

Phase d'accélération en Île-de-France

"Le virus n'est pas sous contrôle, le taux d'incidence est supérieur à 400. Il y a autant de malades en réanimation aujourd'hui qu'il y en avait au pic de la deuxième vague. […] On est plutôt dans une phase d'accélération", a déclaré Martin Hirsch  sur RTL.

"Fin mars, on pense, sans que la tendance s'accélère ou ne ralentisse – et elle ne se ralentira pas –-, qu'on aura entre 1 700 et 2 100 patients" dans les services de réanimation franciliens, a-t-il poursuivi.

"Si je mets une semaine de plus, si je vais au 6 avril, là on passe entre 2 000 et 2 800 patients en réanimation. Alors 2 800 patients en réanimation, si vous avez de la mémoire, c’est exactement la chose qu'on a eu du mal à prendre en charge il y a un an, début avril l'année dernière", a-t-il expliqué.

"D'ici quinze jours, les mesures qui seront annoncées aujourd'hui ou demain n'auront pas d’impact."

Le directeur de l'AP-HP, tout en précisant que ce n'est pas lui qui prenait les décisions, a évoqué deux scénarios pour Paris et sa région : un confinement le week-end ou un confinement plus large.

"Soit c'est confinement le week-end et il faut l’accompagner avec très grande vigilance pendant la semaine", en incitant chacun au télétravail, à se faire tester, à ne prendre aucun risque, a dit Martin Hirsch. "Soit c'est un confinement plus large, et dans ce cas-là, il faut que ce soit respecté [et] plus strict."

Le Premier ministre, Jean Castex, avait déclaré mardi que le moment semblait venu pour mettre en place de nouvelles mesures sanitaires en Île-de-France, la région étant confrontée à une progression inquiétante des cas de coronavirus.

 

Avec Reuters

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