À Paris, le nom du commandant Massoud donné à une allée des Champs-Élysées

Ahmad Massoud, le fils du commandant Shah Massoud, et la maire de Paris, Anne Hidlago, lors de l'inauguration, le 27 mars 2021.
Ahmad Massoud, le fils du commandant Shah Massoud, et la maire de Paris, Anne Hidlago, lors de l'inauguration, le 27 mars 2021. © Christophe Archambault, AFP

Vingt ans presque jour pour jour après la première visite à Paris de celui qui reste une figure de la résistance afghane, une allée de la capitale a été baptisée au nom du commandant Massoud, samedi, en présence notamment de la maire, Anne Hidalgo, et de son fils Ahmad Massoud.  

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Près de vingt ans après l'assassinat du commandant Ahmed Shah Massoud, "figure éternelle de la résistance" en Afghanistan, une allée parisienne a été baptisée à son nom samedi 27 mars par la maire de Paris, Anne Hidalgo, en présence de son fils Ahmad Massoud.

Anne Hidalgo a évoqué lors de l'inauguration d'une allée des jardins des Champs-Elysées "le commandant Massoud, cette figure éternelle de la résistance, ce combattant de la liberté dont le visage, dont le combat, dont les paroles nous inspirent encore aujourd'hui en Afghanistan, mais aussi ici à Paris".

>>> À voir sur France 24 : L'Entretien avec Ahmad Massoud : "Un retrait américain précipité mènerait à la guerre civile" en Afghanistan.

"En faisant une place pour le commandant Massoud à Paris, dans nos rues, nous célébrons un combat profondément universel […] pour la liberté et aussi pour le droit des femmes", a assuré la maire PS en rappelant le "lien exceptionnel qui a toujours existé entre le commandant Massoud et notre pays".

Vingt ans après sa première visite à Paris

Ahmad Shah Massoud "aurait aimé que nous célébrions son nom au moment même où nous commémorons la Commune de Paris", a pour sa part déclaré le philosophe Bernard-Henri Lévy qui a passé du temps à la fin des années 1990 auprès du "Lion du Panshir".

Cet hommage, voté au Conseil de Paris le 9 mars 2020, intervient vingt ans presque jour pour jour après sa première visite à Paris. "Il y a exactement vingt ans, le défunt commandant Massoud a atterri en France à l'invitation du Parlement européen, et c'est d'ici qu'il a lancé sa campagne contre le terrorisme international et l'extrémisme", a rappelé son fils.

"Je voudrais réaffirmer notre engagement, celui de la France, à veiller à ce que les droits démocratiques et les libertés publiques acquis ces vingt dernières années soient préservés alors que l'Afghanistan se trouve actuellement à un moment critique", a déclaré le secrétaire d'État français chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, en rappelant "que la France a payé le prix du sang dans ce combat de liberté aux côtés du peuple afghan, elle a perdu 90 hommes".

Le commandant Massoud a mené en Afghanistan la résistance contre l'occupant soviétique dans les années 1980, puis contre les Taliban à l'époque où ceux-ci dirigeaient l'Afghanistan, de 1996 à 2001. Il a été tué par Al-Qaïda deux jours avant les attentats du 11 septembre 2001, qui ont amené Washington à lancer une vaste opération militaire en Afghanistan, chassant les Taliban du pouvoir. 

>> À (re)voir sur France 24 : BILLET RETOUR dans le Panshir, dans l’ombre du commandant Massoud

Avec AFP

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