Tour d'Espagne: Tim Wellens remporte la 5e étape, Primoz Roglic toujours leader

Sabiñánigo (Espagne) (AFP) –

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Le Belge Tim Wellens s'est imposé dans la 5e étape du Tour d'Espagne samedi à Sabinanigo (Aragon), une première incursion dans les Pyrénées sans danger pour le leader Primoz Roglic.

Le puncheur de Lotto a réglé au sprint dans la bosse finale ses deux compagnons d'échappée, le Français Guillaume Martin et le Néerlandais Thymen Arensman.

"J'ai connu une grosse chute, il y a quelques mois (à l'entraînement, peu avant le Tour de France, ndlr), il m'a fallu du temps pour retrouver la forme, a livré Wellens. L'objectif de l'équipe était de s'imposer sur la Vuelta, c'est bien que ça arrive assez vite".

Déjà vainqueur de deux étapes sur le Giro, en 2016 puis 2018, le Belge a signé son premier succès sur la Vuelta et sa première victoire depuis plus d'un an.

Comme attendu, le profil de cette étape de moyenne montagne, de 184 kilomètres entre Huesca et Sabinanigo, a été favorable aux baroudeurs sans permettre de créer des écarts entre favoris.

Le maillot rouge Primoz Roglic en a tout de même profité pour grappiller quelques secondes sur ses adversaires, notamment quatre sur Richard Carapaz, en accélérant dans les tout derniers hectomètres de l'étape qui se concluait par une courte côte.

"J'avais vu avant le départ qu'il y avait un final assez dur, a expliqué Roglic, grand battu du Tour de France. Il faut essayer de marquer son territoire, c'est très bien de prendre quelques secondes".

Le final a aussi été marqué par une chute dans le dernier virage où l'Irlandais Dan Martin et le Français David Gaudu sont allés à terre, sans gravité apparente.

Wellens s'est isolé à l'avant à un peu plus de 70 kilomètres de l'arrivée avec Thymen Arensman, un jeune espoir néerlandais de 20 ans recruté par Sunweb cet été.

Guillaume Martin qui était déjà membre de la première échappée du jour, reprise peu avant l'offensive du duo bénéluxien, a fait l'effort pour rejoindre le tandem transformé en trio. Mais Martin n'a rien pu faire face au punch de Tim Wellens à 150 mètres de la ligne.

Arensman, deuxième du Tour de l'Avenir 2018, à seulement 18 ans, derrière un certain Tadej Pogacar, avait auparavant tenté de surprendre les deux autres fugitifs en attaquant sous la flamme rouge, sans succès.