XV de France: Romain Ntamack prend les louanges "avec des pincettes"

Marcoussis (France) (AFP) –

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Les louanges qui accompagnent le XV de France sont "à prendre avec des pincettes" pour l'ouvreur Romain Ntamack, "vigilant" avant d'affronter l'Irlande et son "modèle", l'ouvreur Jonathan Sexton, samedi dans un match décisif pour le Tournoi des six nations.

Q: On a le sentiment que vous n'avez jamais douté contre les Gallois (38-21)...

R: "Non, on n'a pas douté. Mais peut-être qu'on n'a pas eu le temps de douter, parce que l'essai (gallois) est arrivé très rapidement. On s'est dit que ce n'était pas grave et qu'il fallait repartir de zéro et ne pas faire attention au score. On a mis le jeu que l'on voulait mettre en place. Cela montre aussi l'insouciance de cette équipe, qui est relativement jeune et ne fait pas non plus attention à ce qu'il se passe. On avait qu'une envie: retourner sur le terrain et jouer comme on sait le faire."

Q: On a parlé du retour du jeu à la Française. Qu'est-ce que cela vous inspire?

R: "C'est bien d'être encensés... Mais on le prend avec des pincettes parce qu'on peut vite redescendre de quinze étages. On est tous très contents de tout ce qui se dit, de rendre tout le monde heureux. On sent vraiment une poussée derrière cette équipe de France. C'est sûr que cela nous fait plaisir mais on fait attention à ne pas s'emballer. Ce qui compte, c'est le terrain et on en a bien conscience."

Q: Que pensez-vous de la charnière irlandaise très expérimentée Murray-Sexton?

R: "On les connaît tous très bien. C'est la charnière de l'Irlande depuis des années. Ils se connaissent par coeur. Ce sont leurs deux joueurs-clés. Il faut faire attention à eux. On a fait un focus sur eux depuis le début de la semaine. On sait très bien que tout le jeu passe par eux et on est très vigilants là-dessus. Il ne faudra pas non plus trop se focaliser sur eux parce que l'équipe d'Irlande compte de nombreux très bons joueurs. Mais leur mettre beaucoup de pression sera essentiel."

Q: Quel regard portez-vous plus particulièrement sur Sexton qui joue ouvreur comme vous?

R: "C'est un modèle pour moi mais je pense pour de nombreux joueurs aussi. C'est la classe internationale, c'est peut-être le meilleur ouvreur des dix dernières années. Il le prouve chaque weekend en club ou avec la sélection. Il est quand même infatigable et a une énorme expérience. C'est un modèle pour moi mais ce weekend il ne faudra pas que je le laisse trop faire ce qu'il sait faire. Il ne faudra pas le regarder et le laisser jouer sinon ce sera très compliqué."

Q: Le jeu dans le désordre est-il le rugby qui vous sied le mieux aujourd'hui en équipe de France?

R: "C'est un rugby qu'on aime tous: ce jeu un peu dans le désordre où on s'adapte un peu à l'adversaire aussi. Ce ne sont pas des phases qui sont pré-établies, pas des choses qui sont figées. Ce jeu dans le désordre, on l'aime tous parce que c'est fait de vitesse, de prise d'initiative et on a des joueurs tellement talentueux à tous les postes qu'il peut se passer n'importe quoi sur le terrain. On l'a encore vu ce weekend. C'est un jeu qui nous convient bien mais on travaille aussi beaucoup le jeu organisé, sur lequel il va falloir être plus constants."

Q: Serez-vous quand même heureux si vous battez les Irlandais sans gagner le Tournoi?

R: "Déjà il faut les battre. On est vraiment +focus+ sur l'Irlande. Si on la chance de remporter ce Tournoi on sera très heureux mais il ne faut pas non plus penser trop à la victoire finale, pour faire un match complet contre l'Irlande. Il faut essayer de les battre avec la manière."

Propos recueillis lors d'un point presse