Violences sexuelles dans le sport: mission d'inspection dans le judo et l'équitation (Maracineanu)

Paris (AFP) –

Publicité

Une mission de l'Inspection générale des Sports sur les violences sexuelles dans le judo et une dans l'équitation ont été lancées après la révélation de plusieurs cas dans ces deux sports, a indiqué jeudi à l'AFP la ministre chargée des Sports Roxana Maracineanu.

Après le témoignage dans Le Parisien d'une judoka racontant avoir été violée par son entraîneur il y a dix ans, la ministre s'est entretenu mercredi avec le président de la Fédération française de judo (FFJ), Jean-Luc Rougé.

Au total, le ministère a recensé une vingtaine de signalements concernant le judo, l'un des sports les plus pratiqués en France avec un demi-million de licenciés, entre les cas parvenus à la cellule du ministère et ces cas apparus dans la presse dont il n'avait pas connaissance.

Cette cellule, mise en place l'hiver dernier, à la suite de plusieurs affaires de viols et d'agressions sexuelles, dont le témoignage retentissant de la patineuse Sarah Abitbol, en est à 313 signalements.

"80 fédérations sont concernées", a précisé Mme Maracineanu à l'AFP, c'est-à-dire que quasiment aucun sport n'y échappe.

Lors d'un bilan dressé en juillet, au bout de quelques mois de fonctionnement, le nombre de signalements était de 180.

S'agissant de l'équitation, de la même façon, après la révélation de plusieurs cas, la ministre avait rencontré en juin dernier le président de la Fédération française d'équitation. Les cas recensés par la cellule dans cette discipline était alors au nombre d'une "quinzaine".

La ministre avait alors évoqué la possibilité de lancer une mission de l'Inspection générale, mais cela n'avait pas été confirmé.

Début septembre, le parquet de Paris avait indiqué qu'il se lançait dans des investigations supplémentaires dans le patinage artistique, à la suite d'un rapport accablant de l'Inspection générale du ministère des Sports.

Ce rapport a mis en évidence des soupçons pesant sur 21 entraîneurs de la Fédération française des Sports de Glace (FFSG), dont 12 mis en cause pour "des faits de harcèlement ou d'agressions sexuelles".

A la suite du livre de la Sarah Abitbol et d'autres témoignages de patineuses, le ministère des Sports avait en effet décidé de diligenter une enquête administrative auprès de l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGESR).