L1: Garcia et Puel, destins croisés avant le derby entre Lyon et Saint-Etienne

Lyon (AFP) –

Publicité

Courbes inversées: la trajectoire de Rudi Garcia est en hausse à Lyon pendant que celle de Claude Puel dévisse à Saint-Etienne, avant le 121e derby entre les deux clubs qu'ils ont dirigés l'un et l'autre, dimanche soir au Groupama stadium, lors de la 10e journée de Ligue 1.

L'OL (6e) espère se hisser dans le Top 5 à la faveur d'une victoire qui serait la troisième sur les quatre dernières journées (un nul).

A l'inverse, les Verts, leaders après trois journées, veulent stopper une série de cinq défaites de suite qui les ont fait descendre à la 13e place.

Puel (58 ans), qui a entraîné l'OL de 2008 à 2011, avait pourtant débuté sa mission à Saint-Etienne par une victoire contre Lyon (1-0), le 6 octobre 2019.

Ce succès face à l'OL avait précédé une série positive avant une autre très négative (deux victoires, dix défaites sur quinze journées) plongeant l'ASSE jusqu'au 17e rang, au moment de l'arrêt de la saison par la Ligue.

- Puel connaît ces situations -

"Cela peut être un match charnière mais son résultat est, pour le moment, secondaire. Comme on ne nous attend pas particulièrement, nous avons tout à gagner. Je veux voir mes joueurs s'exprimer sans être dans la retenue", admet Claude Puel, comptant notamment "sur ses individualités".

Il n'entend pas pour autant lâcher prise et évoque des situations qu'il a déjà connues: "A Lille, au cours de la première saison, nous avons eu douze rencontres sans victoire, dont six ou sept défaites, avec un groupe jeune qui a terminé ensuite 2e puis 3e en Ligue 1 et joué an Ligue des Champions. A Nice, aussi, avec six défaites consécutives, un effectif jeune également et des blessures. Nous avons par la suite fini 4es du championnat."

Ce qui fait dire à Rudi Garcia que "Claude Puel n'est jamais meilleur que dans la difficulté".

"Vous pouvez compter sur lui pour motiver ses troupes", prévient-il.

De son côté, Garcia (54 ans), qui a dirigé l'ASSE avec Jean-Guy Wallemme dans un intérim peu glorieux conclu par une relégation (2001), a débuté timidement à l'OL par un résultat nul à domicile contre Dijon (0-0).

Son arrivée sur le banc lyonnais, le 14 octobre 2019, a été la conséquence de la défaite dans le derby qui a coûté son poste au Brésilien Sylvinho.

Avec Rudi Garcia, l'OL a peiné pour décoller mais semblait aller un peu mieux quand le championnat a été interrompu.

Toutefois, le club est quand même privé d'Europe pour la première fois depuis 24 ans, en raison d'une 7e place insuffisante au regard du standing du club, même à dix journées de la fin.

Depuis, l'Olympique lyonnais a atteint la demi-finale de la Ligue des Champions et, après un départ poussif en championnat en septembre, semble sur une meilleure dynamique, en raison notamment d'un mercato semblant donner de bons fruits.

- Garcia méfiant -

Mais du coup, Garcia se méfie d'une situation un peu trop favorable.

"C'est dangereux car tout le monde pense que nous avons déjà gagné", a-t-il averti vendredi en conférence de presse.

"Nous voulons l'emporter pour prolonger la série. Nous ne continuerons sur cette dynamique que si nous jouons à 100% dans tous les domaines", a-t-il insisté, plaçant le dernier derby disputé le 1er mars devant 52.772 spectateurs (2-0), son premier en tant qu'entraîneur de Lyon, "parmi ses meilleurs souvenirs".

Alors, dans l'ambiance particulière du premier derby OL-ASSE de l'histoire joué à huis clos, les tendances peuvent-elles s'inverser au moins l'espace d'un match ?