L1: débuts mitigés pour le Paris SG de Pochettino

Saint-Étienne (AFP) –

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Mauricio Pochettino n'a pas franchement réussi ses débuts: son Paris SG a été tenu en échec à Saint-Étienne (1-1), mercredi pour la 18e journée, et s'éloigne encore un peu de la tête de la Ligue 1.

"Poche" perd déjà du terrain... Le PSG remonte à la deuxième place mais se retrouve à trois longueurs de Lyon, le leader, et son nouvel entraîneur a du pain sur la planche.

Dans un match équilibré, avec autant d'occasions de chaque côté, les vice-champions d'Europe ont été bousculés par les Verts (14e) dans le froid glacial de Geoffroy-Guichard.

Ils ont même été menés, après le but de Romain Hamouma (19), avant l'égalisation rapide de Moise Kean (22).

Comme Laurent Blanc, à Montpellier, et sur le même score, "Poche" a commencé par un nul. Tous les autres techniciens choisis par les propriétaires qataris avaient ouvert leur mandat par une victoire.

Avec son nouvel effectif criblé de blessure (Neymar, Presnel Kimpembe, Danilo Pereira...), l'Argentin (48 ans) n'a pas vraiment pu poser son empreinte sur le onze de départ.

La nouveauté est venue du positionnement de Marco Verratti, plus haut qu'à l'accoutumée, presque dans un rôle de N.10.

L'idée semble prometteuse, l'Italien est passeur décisif sur l'égalisation de Kean, mais du coup sa science de la relance a manqué un peu plus bas sur le terrain.

Pochettino a aussi commencé par une défense à quatre, avec une charnière Marquinhos-Thilo Kehrer qui a souffert face aux attaquants verts.

Sans surprise, l'ex-mentor de Tottenham a aligné Kylian Mbappé à gauche, un champion du monde pas inspiré tout le temps, mais qui amène le but parisien.

Pochettino, qui n'avait passé que trois jours avec le groupe avant ce match, devra faire mieux contre Brest, samedi, en espérant le retour de Neymar, qui n'a pas encore repris l'entraînement collectif.

- Kehrer et Gueye fautifs -

Ce premier match a donné à l'Argentin une idée plus précise de l'étendue du chantier qui l'attend. Son équipe n'a jamais régné sur le match, comme le PSG sait le faire parfois.

La première grosse occasion a été stéphanoise, une tête puissante d'Harold Moukoudi sur un corner de Romain Hamouma (9).

Sur la relance, un bijou de passe de Marco Verratti a lancé Moise Kean vers Jessy Moulin, mais le gardien vert a remporté le duel (10).

Deux minutes plus tard il boxait une puissante tête de Marquinhos sous la barre (12).

Juste après la rupture de contrat de Stéphane Ruffier, Moulin a su briller.

Après ces débuts plutôt emballants, Pochettino a reçu sa première douche froide: un but ballot où la responsabilité Thilo Kehrer et surtout de Gana Gueye est lourdement engagée, sur une relance catastrophique.

Saint-Étienne a profité du cadeau et marqué par Hamouma. Le dernier but de l'attaquant stéphanois remontait à la victoire à Marseille: il aime marquer contre les grands de France...

- Nouveau rôle pour Verratti -

Le bizutage cruel de Pochettino n'a pas duré trop longtemps, le PSG a vite égalisé par Moise Kean, sur une action où Mbappé s'est joué de Mathieu Debuchy et où Verratti a servi sa première passe décisive dans son nouveau rôle.

"Debuche" a failli se racheter en marquant d'une splendide volée, mais Kaylor Navas a plongé, pas piégé par le rebond juste devant lui (43).

La deuxième mi-temps a été moins plaisante, et chaque équipe a eu le même nombre d'opportunités.

Denis Bouanga en a eu deux, contrée par Kaylor Navas (65) et... la barre transversale (70).

Kean en a envoyé une dans les nuages en se penchant trop alors qu'il était très bien placé (71), puis Moulin a encore sorti un très bon tir d'Angel Di Maria (76).

Pochettino, en veste longue noire, debout près du terrain presque tout le match, a donné de la voix et du geste. Après l'égalisation, il a parlé à son capitaine, Marquinhos, sur le bord de la touche, pour discuter placement, visiblement (23).

Il a aussi échangé avec Verratti pendant qu'on soignait Debuchy, tombé sur l'épaule (38).

Pochettino a effectué ses premiers changements à l'heure de jeu, Julian Draxler pour Gueye et Timothée Pembele pour Colin Dagba (63), mais sans influer sur le cours du match. Il y a du boulot.