Vendée Globe: Dalin creuse l'écart, le final s'annonce haletant

Paris (AFP) –

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Qui remportera la 9e édition du Vendée Globe ? A environ deux jours de l'arrivée, difficile de faire des pronostics, les stratégies différentes et les bonifications pouvant encore faire toute la différence.

Lundi soir, le trio de tête restait le même, avec en 1re position Charlie Dalin (Apivia), repassé en tête pendant la nuit et qui a accru son avance lundi soir, suivi de Louis Burton (Bureau Vallée 2) et de l'Allemand Boris Herrmann.

L'écart a grandi entre les deux leaders: au pointage de 18h00 (17h00 GMT), Dalin, malgré un seul foil valide, a plus que doublé son avance sur Burton, à 48,2 milles nautiques (89 km) contre 20,8 milles (38,5 km) à la mi-journée.

L'Allemand Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco), en 3e position, a perdu lui une dizaine de milles et pointe à 87,8 nm de Dalin.

Mais s'il maintient cet écart, Herrmann pourrait devenir le premier étranger à remporter la course autour du monde en solitaire sans escale et sans assistance grâce à la compensation horaire (6 heures) dont il bénéficiera une fois la ligne coupée pour avoir aidé aux recherches lors du naufrage de Kevin Escoffier.

Dans ce sprint final pour la victoire, qui concerne cinq marins, Thomas Ruyant (LinkedOut) conserve la 4e place mais à 221,7 nm.

En 5e position, Yannick Bestaven (Maître Coq IV) a lui aussi perdu du terrain (à 284,2 nm contre 227,3 nm à 12h00) mais l'Arachonnais bénéficiera de 10 heures et 15 mn de compensations horaires.

Herrmann qui a perdu du terrain, reste néanmoins confiant: "Pour l'instant, le résultat reste encore très ouvert, mais jusqu'à présent, tout va bien pour nous. Je suis content avec ma position actuelle", a-t-il confié lundi matin, se déclarant "relativement détendu".

- Final haletant -

Dalin, Burton et Herrmann ont mis le cap à l'est, soit la route qui offre le moins de distance à parcourir, mais aussi le moins de mer et le moins de vent.

Derrière, la stratégie est différente: Ruyant, Bestaven et Damien Seguin (6e, à 354,7 milles) font route vers le nord, un trajet plus long mais qui pourrait leur permettre de bénéficier ensuite du flux de sud-ouest et de gagner en vitesse.

Résultat: le final de la course s'annonce haletant.

"C’est intéressant ce qui se passe sur la course. (...) Avec le nombre d’empannages à faire, il peut se passer encore plein de choses jusqu’à l’arrivée. (...) Mais c’est ce qui rend le truc encore plus génial et passionnant. Il va falloir s’arracher", a expliqué Burton, qui avoue avoir "hâte que ça se termine", en raison de la fatigue accumulée.

"Je pense que le dernier jour sera super excitant et l'arrivée elle-même aussi, car nous suivrons tous la même route en venant du nord-ouest – ce sera certainement une pure course de vitesse sur la dernière ligne droite de 450 milles.(...) Ce sera incroyablement excitant et serré, les positions pourront encore changer à ce moment-là", a estimé Hermann.

- Arrivée prévue mercredi -

Pour certains, comme Ruyant, le trio de tête est néanmoins plus ou moins déjà assuré. "Les écarts sont faibles, mais ils vont être difficiles à combler. Devant, ça va vite, ça fait peu d'erreur en trajectoire, ça va être dur pour moi d'aller doubler mes petits camarades en tête. Il faudrait vraiment qu'il y ait un souci pour espérer quelque chose de mon coté", a-t-il confié lundi midi.

Malgré tout, "je ne lâcherai rien jusqu'à l'arrivée, et s'il y a une petite opportunité, je la saisirai jusqu'au bout", a-t-il assuré.

Les premiers skippers sont attendus dans la journée de mercredi aux Sables d'Olonne.

Tous les concurrents encore en course sont désormais dans l'Atlantique: le dernier de la flotte, le Finlandais Ari Huusela (Stark), a franchi dans les dernières heures le cap Horn.

Isabelle Joschke, contrainte à l'abandon en raison d'une avarie à la quille, est elle bien arrivée au port de Salvador de Bahia lundi matin, après deux semaines d'une navigation particulièrement difficile.