La Bourse de Paris accélère à mi-séance (+1,08%)

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris continuait d'effacer (+1,08%) une partie de ses pertes de la veille mardi à la mi-journée, même si le retard pris dans la vaccination et de nouvelles restrictions pour lutter contre la pandémie invitaient à la prudence.

Après une ouverture à l'équilibre, l'indice parisien a repris des couleurs dans la matinée et gagnait 59,09 points à 5.531,45 points vers 12H18 (11H18 GMT), au lendemain d'une forte baisse de 1,57%.

A Wall Street, les contrats à terme sur les trois principaux indices pointaient vers une ouverture en ordre dispersé, après de nouveaux records enregistrés par le Nasdaq et le S&P 500 la veille.

"Les marchés boursiers (européens) récupèrent les pertes enregistrées lundi. L'humeur est bien plus positive ce mardi matin, même si les mêmes craintes persistent", souligne David Madden, un analyste de CMC Markets UK.

Ce rebond des actions pourrait "être dû au fait que de nombreuses nouvelles négatives ont déjà été prises en compte" par les investisseurs, poursuit-il.

Les restrictions pour lutter contre la pandémie se maintiennent ou se durcissent en Europe alors que la vaccination s'est enclenchée il y a un mois, mais à un rythme qui fait polémique.

Bénéficiaires d'investissements massifs de l'UE, les fabricants de vaccins anti-Covid "doivent maintenant tenir leurs promesses et honorer leurs obligations", a averti mardi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, après des annonces de retards de livraisons en Europe.

A l'agenda de ce mardi, le FMI doit publier ses perspectives économiques mondiales actualisées, avant les données du Conference board sur la confiance des consommateurs aux Etats-Unis pour janvier.

La Réserve fédérale américaine (Fed) débute en outre ce mardi une réunion de politique monétaire de deux jours, une semaine après l'investiture de Joe Biden.

Ce dernier a estimé lundi que les négociations avec les élus républicains du Congrès sur ses mesures d'urgence de 1.900 milliards de dollars pourraient durer encore deux semaines.

Pierre et Vacances réfléchit

Pierre et Vacances cédait 0,49% à 10,20 euros. Le numéro un européen des résidences de loisirs étudie "plusieurs mesures" pour faire face à sa chute d'activité importante en raison de l'épidémie de Covid-19.

Stellantis déborde d'énergie

Stellantis montait de 1,32% à 12,77 euros. Le groupe, qui rassemble Peugeot et Fiat Chrysler (FCA), et Engie EPS, la filiale technologique d'Engie (+0,50% à 13,00 euros) active dans les systèmes de stockage d'énergie, ont signé des accords définitifs afin de créer une coentreprise dans le secteur de la mobilité électrique.

Eclaircie pour EDF

Le titre EDF, qui a perdu près de 16% lundi après des informations de presse faisant état d'un enlisement des discussions avec Bruxelles concernant son projet de réorganisation "Hercule", regagnait un peu de terrain (+3,54% à 10,82 euros).

Accor toujours pénalisé

Accor ne profitait guère (-0,61% à 27,89 euros) du prêt garanti de l'Etat (PGE) de 500 millions d'euros accordé à son ex-filiale AccorInvest, dont il ne possède plus que 30%.