Vendée Globe: "plaisir simple d'une douche", "lit sec", Dalin regoûte au confort terrestre

3 mn
Publicité

Paris (AFP)

"Douche" chaude, "lit sec" mais pas de "Vendée Blues", Charlie Dalin a raconté vendredi les "plaisirs simples" de son retour à terre après 80 jours de Vendée Globe en mer, lors d'un passage dans les locaux de l'AFP.

"Le plaisir simple de la douche, j'ai apprécié. Et aussi de dormir dans un lit qui ne bouge pas et qui est sec, c'était agréable", décrit le skipper normand d'Apivia, premier à passer mercredi la ligne d'arrivée mais classé deuxième derrière le vainqueur Yannick Bestaven en raison des compensations dont bénéficiait ce dernier après s'être dérouté pour tenter de sauver Kevin Escoffier.

"On oublie que l'eau courante et chaude est un luxe et que tout le monde n'y a pas accès sur terre", rappelle le marin né au Havre dont les traits tirés s'éclairent quand il décrit l'expérience de sa première douche en près de trois mois.

"(Il suffit de) rentrer dans la douche et de faire un quart de tour sur un robinet et il y a de l'eau qui tombe comme par magie et un autre bouton pour régler la température", s'émerveille encore Dalin.

Le navigateur ne craint pas, avec la redécouverte du confort, le "fameux Vendée Blues", la décompression qui peut accompagner le retour à la terre ferme.

"Ca fait des mois et des mois que je ne pense qu'à ça, reconnaît-il. La course est maintenant terminée mais je pense aux nouveaux projets qui vont arriver: la Transat Jacques-Vabre en fin d'année, la Route du Rhum l'an prochain."

Moins de 48 heures après avoir posé pied à terre, Charlie Dalin n'a dormi que neuf heures, s'est même "levé deux fois la nuit dernière en (s)e demandant où" il était mais il se projette déjà sur la suite maintenant qu'il a "terminé le truc auquel (il) pense depuis plusieurs années nuit et jour".

"J'ai envie de débriefer avec l'équipe tant que tout est frais dans ma tête, avance le marin. J'ai noté tout un tas de remarques, d'idées pour améliorer encore Apivia."

De ces détails qui comptent quand la victoire dans la course autour du monde ne s'est jouée qu'à deux heures et demie près pour lui.

"La dernière après-midi, j'ai regardé un peu les positions des bateaux et je me suis dit que ça allait le faire, que j'allais gagner parce qu'ils étaient assez loin de la ligne", se souvient le skipper.

"Peu après, Yannick Bestaven est entré dans la zone de mise à jour plus fréquente des positions et je me suis rendu compte qu'il allait pouvoir aller en ligne droite jusqu'à l'arrivée et donc que ça allait être compliqué. J'ai arrêté de regarder", précise-t-il.