Macron promet un vaccin pour "tous les Français qui le souhaitent" "d'ici la fin de l'été"

Emmanuel Macron sur TF1, interwievé à L'Elysée, le 2 février 2021
Emmanuel Macron sur TF1, interwievé à L'Elysée, le 2 février 2021 Ludovic MARIN AFP
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Paris (AFP)

Emmanuel Macron a assuré mardi sur TF1 que "tous les Français adultes qui le souhaitent" se verront proposer un vaccin "d'ici la fin de l'été", soit d'ici au 22 septembre.

Il a aussi estimé que, "début mars", auront été vaccinés les 80% des pensionnaires des Ehpad qui l'auront souhaité, soit 500.000 personnes, assurant que la campagne de vaccination "se déroule au rythme qui était prévu".

A propos du vaccin d'AstraZeneca, le chef de l'Etat a précisé que l'Etat allait suivre "évidemment" la recommandation de la Haute autorité de Santé de le réserver aux moins de 65 ans. Il sera sans doute d'abord utilisé pour les soignants de moins de 60 ans et ensuite "proposé par tranches d'âge", en commençant par les plus âgés, a-t-il ajouté.

"Mais on ne le proposera pas aux plus de 65 ans", a-t-il insisté.

Le président a reconnu que le rythme "peut paraître trop lent" par rapport à d'autres pays "qui avaient fait d'autres paris ou qui sont aussi des pays qui, comme le Royaume-Uni sont des îles".

"Mais je défends la stratégie que nous avons adoptée avec l'Allemagne, avec l'Union européenne, qui est précisément de vacciner en Europe".

La France a "exactement le même rythme, la même solution que nos voisins allemands et que nos autres voisins européens", a-t-il affirmé.

Quand au vaccin russe Spoutnik-V, dont la revue scientifique Lancet a confirmé l'efficacité, il a expliqué qu'il serait utilisé si les autorités sanitaires le valident.

"On a vu aujourd'hui des publications qui semblent indiquer une très forte efficacité du vaccin Spoutnik mais nous ne pouvons pas le distribuer en France tant que le producteur russe n'a pas soumis une demande d'autorisation de mise sur le marché". "A la minute où il la demandera, les autorités sanitaires européennes et nationales l'examineront, a-t-il promis. "Et, en fonction de ses résultats et des preuves" qu'il est efficace, la France décidera ou non de l'utiliser. "Ce n'est pas une décision politique, c'est une décision scientifique, et heureusement".

Il a aussi expliqué que l'Union européenne avait sécurisé 2,3 milliards de doses de vaccins pour l'instant, ce qui permet de garantir cette vaccination générale des Français d'ici à la fin de l'été.