Tennis: Federer de retour en mars à Doha, après treize mois sans compétition

Le Suisse Roger Federer après une conférence de presse, le 2 octobre 2018 à Tokyo
Le Suisse Roger Federer après une conférence de presse, le 2 octobre 2018 à Tokyo Toshifumi KITAMURA AFP/Archives
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Paris (AFP)

Après treize mois d'arrêt et deux opérations au genou droit, Roger Federer renouera avec la compétition début mars au tournoi de Doha, avec l'ambition de "décrocher encore de gros titres", même à près de quarante ans.

"Pour la première fois, j'ai la sensation que mon genou est de nouveau prêt pour la compétition", a expliqué Federer à la radio suisse SRF mardi.

Une déclaration rassurante, quand sa petite phrase prononcée mi-décembre dernier, au moment de recevoir le trophée de meilleur sportif suisse des 70 dernières années, avait au contraire fait trembler.

"J'espère que je retrouverai le circuit en 2021. Mais si ma carrière devait s'arrêter là, ce serait incroyable de la terminer avec cette récompense", avait alors lâché le Bâlois, opéré deux fois au genou droit en quatre mois, entre février et juin 2020, et éloigné des courts depuis.

"Les trois prochains mois vont être cruciaux", avait-il poursuivi, avant d'acter fin décembre son forfait pour l'Open d'Australie, même retardé de trois semaines par les contraintes sanitaires.

Federer a finalement choisi le tournoi ATP 250 de Doha, programmé du 8 au 13 mars, pour faire son retour sur le circuit. Une épreuve évidemment beaucoup moins relevée qu'un Grand Chelem.

"C'était important, pour mon équipe comme pour moi, que ce soit un petit tournoi et pas un grand, avec tout le stress que ça implique", justifie-t-il.

- "Prêt à un chemin long et difficile" -

Jamais Federer n'a connu un aussi long break en plus de vingt ans de carrière.

Sa plus longue pause auparavant, six mois entre juillet 2016 et janvier 2017, avait suivi une première arthroscopie subie en février 2016, mais au genou gauche. Elle lui avait particulièrement réussi, puisqu'il avait triomphé à l'Open d'Australie dès son retour, puis à Wimbledon six mois plus tard.

Comment répondra-t-il cette fois, lui dont le dernier tournoi en date remonte à janvier 2020 (Open d'Australie, défaite en demi-finale contre Djokovic) ?

Le Suisse aux vingt trophées en Grand Chelem - comme son grand rival Rafael Nadal désormais - ne revient en tout cas pas sans ambition. Et ne ferme pas la porte à la terre battue, qu'il avait évitée en 2017 et 2018.

"Je veux encore décrocher de gros titres, et je suis prêt à suivre un chemin long et difficile pour y parvenir", affirme Federer, qui fait de Wimbledon, des Jeux olympiques de Tokyo - seul l'or en simple manque encore à son palmarès - et de l'US Open, ses priorités.

Mais "je vais encore essayer de jouer sur terre battue", ajoute-t-il.

A six mois de fêter ses quarante ans, la motivation ne lui fait pas défaut, et le tennis continue de le faire vibrer.

"Je me suis beaucoup investi dans ma rééducation ces derniers mois, mais je l'ai fait avec plaisir", assure Federer.

"Avec mes enfants et la rééducation, je pensais être occupé mais j'ai continué à suivre les résultats et à regarder des matches. Ce que je ne fais pas normalement quand je ne participe pas à un tournoi. Ça m'a surpris", raconte-t-il.

Pas question toutefois d'hypothéquer son après-carrière. "Je voudrais pouvoir skier avec les enfants et Mirka (sa femme), randonner, jouer au basket, ou même commencer le hockey sur glace. Pour ça, j'ai besoin d'être en bonne condition physique, souligne Federer. Je n'ai aucune envie d'aller dans le mur."