L1: Terem Moffi, l'atout but de Lorient pour le derby à Rennes

L'attaquant nigérian de Lorient, Terem Moffi, fête son but lors du match de Ligue 1 à domicile contre Monaco, le janvier 2021
L'attaquant nigérian de Lorient, Terem Moffi, fête son but lors du match de Ligue 1 à domicile contre Monaco, le janvier 2021 LOIC VENANCE AFP/Archives
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Rennes (AFP)

Jamais deux sans trois ? Lorient, qui vient de renverser Dijon et le PSG, s'attaque mercredi à son voisin rennais (19h00), avec un groupe remonté à bloc et un métronome: Terem Moffi, buteur lors des cinq derniers matches.

La saison passée, Rennes s'était fait une spécialité des buts victorieux en toute fin de match, mais la semaine dernière, c'est Lorient qui s'est emparé du "Stéphan Time", d'abord pour arracher la victoire contre Dijon sur une tête d'Andreaw Gravillon à la 96e mercredi, puis pour créer l'exploit avec un but à la 91e face au PSG.

Et dans cette performance clairement collective, portée par un Laurent Abergel, capitaine du jour, récupérateur, buteur et passeur dimanche, ce dernier but est signé Moffi, un fonceur nigérian de 21 ans en pleine réussite.

Si Adrian Grbic, deuxième meilleur buteur de Ligue 2 la saison dernière à Clermont, est arrivé en fanfare en début de mercato pour plus de dix millions d'euros, lui s'est glissé dans le tableau fin septembre, inconnu au bataillon, pour un transfert estimé tout de même à plus de sept millions d'euros.

Né à Calabar, dans le sud-ouest du Nigeria, il s'est envolé dès l'âge de 17 ans pour un centre de formation en Angleterre. Puis l'année suivante à Kaunas, en Lituanie, faute d'autre proposition.

- Plats pays -

"Je ne connaissais rien de ce pays. Je suis allé voir sur Google à quoi ça ressemblait, la nourriture, la culture. Les premiers temps ont été difficiles. Le froid était complètement inconnu pour moi. C'était dur de s'adapter", a-t-il raconté la semaine dernière au quotidien Ouest-France.

D'autant que des soucis de visa l'ont longtemps tenu éloigné des terrains. Mais en février 2019, le voilà à Vilnius avec le FK Riteriai, et il ne passe pas inaperçu: 20 buts en 29 matches de championnat !

En janvier 2020, il s'engage à Courtrai (1ère div. belge). Avant le confinement du printemps, il a le temps d'inscrire quatre buts en sept matches et de voir sa valeur passer de 150.000 à plusieurs millions d'euros.

A son arrivée à Lorient, son nouvel entraîneur Christophe Pélissier est confiant: "Terem nous apportera sa puissance, sa technique et son agilité face au but".

Malgré un but dès son premier match, les débuts ne sont pas simples. "La Ligue 1 est deux niveaux au-dessus de la Belgique. J'ai dû m'adapter au style de jeu, aux adversaires, progresser au niveau physique, tactique", a expliqué Moffi.

- Saltos -

Le déclic intervient à Nice (2-2), juste avant la trêve de Noël. Depuis, le tarif a été le même pour Monaco, Bordeaux, Dijon et le PSG: pas un match sans un but et quelques saltos de célébration de Moffi !

Évidemment, cela ne suffit pas: Lorient reste la deuxième plus mauvaise défense de Ligue 1 avec une moyenne de deux buts encaissés par match cette saison et des errements à la pelle à l'arrière, même dans les bons jours. Les deux victoires de la semaine dernière ont d'ailleurs été arrachées 3-2.

"Je disais aux garçons, si on est obligés de marquer trois buts pour gagner en Ligue 1, ça va être compliqué", a prévenu Pélissier.

Une telle débauche d'énergie ne sera pas forcément possible à chaque match, d'autant que le programme s'annonce chargé en février et que le club redoute les contrecoups du Covid-19 qui a touché 14 joueurs du groupe professionnel en janvier.

La route pour le maintien est encore longue, mais Lorient vient de faire passer son total de points de 12 à 18 en quatre jours, soit une augmentation de 50%.

Et les Merlus ne manquent pas de motivation: après le match crucial pour le maintien contre Dijon et le défi de l'ogre parisien, c'est un derby breton qui s'annonce mercredi.