Romain Grosjean en Indycar pour "des podiums" et "même plus"

3 mn
Publicité

Paris (AFP)

"Prêt à prendre une année sabbatique" après son spectaculaire accident à Bahreïn en Formule 1, il y a deux mois, le pilote franco-suisse Romain Grosjean va finalement rebondir dès 2021 en Indycar où il vise "des podiums" et espère "même plus".

Q: Après un tel accident, n'avez-vous pas envisagé une pause cette année ?

R: "J'étais prêt à prendre une année sabbatique, sauf s'il y avait une belle opportunité et un projet qui faisait sens, et le projet avec Dale Cone Racing (sa nouvelle écurie, ndlr) fait sens. C'est quelque chose qui m'intéresse, j'ai toujours regardé l'IndyCar. Je peux me faire plaisir, je peux m'amuser et c'est quelque chose que je veux aujourd'hui: pouvoir commencer un week-end de course en me disant qu'il y a une chance de remporter la course. Si j'y vais, ce n'est pas pour faire de la figuration. J'espère qu'il y aura des podiums et espérons même plus. En Formule 1, je savais qu'on n'avait aucune chance de gagner les courses et c'est un petit peu dur au bout d'un moment de se dire que tu t'entraînes, que tu fais le travail, tout ce qu'il faut pour être au top, mais que tu n'as aucune chance d'y être".

Q: Avez-vous récupéré entièrement ?

R: "La main va bien, il n'y a quasiment plus de partie ouverte, sauf le dessus de l'index encore un petit peu ouvert. Elle n'est pas très belle, c'est de la peau toute neuve, toute rose et très fine. Le pouce pareil, la rééducation du ligament qui était arraché se passe plutôt bien, la force dans la main est bonne, même si j'ai beaucoup de mal avec les températures fraîches qu'on a en ce moment. Mais je pense que mettre des gants de course ne va pas être un problème. Les premiers essais en IndyCar c'est le 22 février, est-ce que je serai à 100%? Probablement pas encore, mais pour la première course le 17-18 avril je pense que je serai à 100% réparé".

Q: Avant de conduire à nouveau, est-ce l'excitation ou l'appréhension qui domine ?

R: "En termes de re-pilotage, je ressens de l'excitation, clairement, l'hiver est trop long. Enfin trop long oui et non puisque ma main ne m'aurait pas permis de rouler avant. L'appréhension je ne sais pas, je dois vraiment attendre d'être au départ du premier Grand Prix de la saison pour voir comment je me sens en peloton. Je pense que rouler seul, ça ne va pas être un problème, mais en peloton c'est encore une question qui reste ouverte, et ça seulement la course pourra me le dire. Après, je pense que le 'phénix' (un nouveau surnom, après être sorti de sa monoplace en flammes lors du Grand Prix de Bahreïn le 29 novembre, ndlr) va survivre et durer encore quelques années, je pense que ça fera partie de mon histoire, ça reste un moment impressionnant, choquant, incroyable de l'année 2020. Mais moi je n'ai pas de problème avec, encore une fois les accidents font partie du sport automobile, ça peut arriver".

Propos recueillis en conférence de presse virtuelle