XV de France: "Il nous reste tout à faire", estime Alldritt

Le numéro 8 de l'équipe de France, Grégory Alldritt, à l'entraînement, le 10 septembre 2019 à Fujiyoshida (Japon), à dix jours du début de la Coupe du monde de rugby
Le numéro 8 de l'équipe de France, Grégory Alldritt, à l'entraînement, le 10 septembre 2019 à Fujiyoshida (Japon), à dix jours du début de la Coupe du monde de rugby FRANCK FIFE AFP/Archives
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Paris (AFP)

Le XV de France, sous la direction de Fabien Galthié, "n'a rien gagné" et n'a donc "pas de quoi s'enflammer", a estimé le troisième ligne centre Gregory Alldritt mercredi, à trois jours du match d'ouverture du Tournoi en Italie.

Q: Vous sentez-vous à 100% de vos moyens?

R: "J'ai été soigné à La Rochelle la semaine dernière, j'ai fait une reprise de course le week-end dernier et cette semaine je me suis entraîné normalement avec le groupe et je me sens très bien. Je n'ai plus de douleur au genou".

Q: Avez-vous eu peur de manquer ce premier match?

R: "Ce n'était pas facile pour moi d'appeler Fabien il y a une dizaine de jours mais je suis content que ce soit derrière moi, et très heureux d'être à Nice et de m'entraîner avec ce groupe. Les différents docteurs que j'avais pu voir avaient misé sur ce qui s'est passé (le programme de reprise prévu, ndlr). Il y avait un risque que ça soit plus long mais tout s'est passé comme prévu et je suis très content."

Q: Comment vivez-vous le fait d'être devenu une pièce maîtresse des Bleus et un danger pour les équipes adverses?

R: Je ne pose pas forcément de question sur ce que pensent les adversaires. J'essaie de me concentrer sur mon jeu et de toujours m'améliorer. Il y a eu certes de bons matches l'année dernière mais il y a encore beaucoup de progrès à faire pour ma part. Je travaille dur en club et aux rassemblements de l'équipe de France pour m'améliorer."

Q: Acceptez-vous l'étiquette de favori que vous donnent certains de vos adversaires et est-ce que cela change quelque chose par rapport à votre approche?

R: "L'étiquette de favori, on n'en a pas parlé entre nous. On a certes fait de bons matches l'année dernière mais on n'a rien gagné. Cela a été encourageant parce qu'on a pu voir que l'on pouvait rivaliser avec les meilleures équipes européennes. Mais il nous reste tout à faire. On est revenus dans l'idée de progresser encore et encore, de travailler dur et bien sûr de gagner des matches."

Q: Le plus important est de bien commencer contre l'Italie...

R: "Bien sûr que c'est important. Il faut surtout respecter les Italiens et ne pas les prendre de haut. Ils n'attendent qu'une chose, c'est qu'on les sous-estime."

Q: Les entraînements sont-ils suffisants pour s'adapter à l'absence du troisième ligne Françoise Cros?

Q: "Oui bien sûr, ça suffit. On a des troisièmes ligne de qualité dans le groupe. J'ai été impressionné parce que lors des entraînements, il n'y avait pas du tout de différence entre les joueurs. Bien sûr qu'il y a des automatismes, tout se passe bien. Le choix sera difficile pour le staff et c'est tant mieux."

Q: Qu'avez-vous fait évoluer dans votre jeu depuis que vous évoluez au niveau international?

R: "J'ai un jeu qui est assez rectiligne et j'aimerais me développer peut-être un peu plus physiquement pour avoir plus de mouvement sur le terrain, essayer de jouer plus de duels (...) Ce sont les axes de progression principaux."

Q: L'encadrement a organisé un atelier sur le changement de statut et d'image que renvoient les Bleus à leurs adversaires, comment cela s'est passé?

R: "C'est un avertissement. Il nous montre surtout ce qu'il ne faut pas faire. Mais quand je vois le groupe, les joueurs et l'état d'esprit de tout le monde, franchement, je n'ai aucun doute. Tout le monde a les pieds sur terre. On n'a rien gagné donc il n'y a pas de quoi s'enflammer ni changer de statut. On reste +focus+ sur nous, on travaille dur et on laisse les autres équipes se faire l'idée qu'elles veulent.

Propos recueillis lors d'un point presse en visioconférence