Séparatisme: Jadot (EELV) déplore un texte qui "n'apporte pas grand chose"

Le député européen EELV Yannick Jadot, lors des journées d'été du Medef à l'hippodrome de Longchamp, à Paris, le 27 août 2020
Le député européen EELV Yannick Jadot, lors des journées d'été du Medef à l'hippodrome de Longchamp, à Paris, le 27 août 2020 Eric PIERMONT AFP/Archives
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Paris (AFP)

L'eurodéputé EELV Yannick Jadot a estimé dimanche que le projet de loi sur le séparatisme "n'apporte pas grand chose" et manque de "l'équilibre nécessaire" pour "combattre efficacement les ennemis de la République" et "tenir la promesse républicaine".

"Aujourd'hui, le pays est taraudé par des questions très sensibles de culture, d'identité, d'inégalités des territoires, d'insécurité économique et sociale. Nous devons le réconcilier avec lui même", a affirmé le candidat potentiel à la présidentielle 2022 sur Europe1, les Echos et Cnews.

"Si on veut combattre les ennemis de la République, il faut tenir la promesse républicaine" face à "la discrimination, la ghettoïsation", avec "un renforcement des services publics", a-t-il ajouté.

Mais il faut également "sortir de toute naïveté et de toute complaisance", a assuré l'écologiste, disant "combattre l'islam politique" qui est "une dérive insupportable d'une religion".

M. Jadot a ainsi plaidé pour "contrôler les financements des associations" et "renforcer tous les dispositifs sur le contrôle des réseaux sociaux".

Il a également souhaité une "transformation du ministère de l'Intérieur" pour en faire un "vrai ministère de la protection républicaine" qui ne s'occuperait plus des cultes, de l'asile et de l'immigration, ni des libertés publiques.

Interrogé sur son éventuelle participation à une primaire des Verts pour la présidentielle de 2022, M. Jadot, qui plaide pour une candidature commune avec les socialistes, a répété que "l'écologie est ma famille politique et je ne veux pas contourner ma famille politique".

Mais "si on veut gagner la présidentielle il faut une candidature plus large que les seuls écologistes", a-t-il ajouté, en mettant en garde contre "les primaires identitaires, comme en 2016-2017 à gauche comme à droite" qui "étaient de formes de congrès ou on décidait quelle était l'identité de la famille politique et qui il faudrait éliminer".