Open d'Australie: le jeune Carlos Alcaraz prêt à prendre la relève de Nadal

Le jeune Espagnol Carlos Alcaraz opposé au Néerlandais Botic Van de Zandschulp pour son entrée dans l'Open d'Australie à Melbourne, le  9 février 2021
Le jeune Espagnol Carlos Alcaraz opposé au Néerlandais Botic Van de Zandschulp pour son entrée dans l'Open d'Australie à Melbourne, le 9 février 2021 Brandon MALONE AFP
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Madrid (AFP)

C'est l'une des attractions de ce début d'Open d'Australie sur fond de pandémie: le jeune Espagnol Carlos Alcaraz, 17 ans, vient de remporter son premier match dans un tournoi du Grand Chelem et on le présente déjà comme le successeur de son compatriote Rafael Nadal, numéro 2 mondial.

"Il a tous les ingrédients pour devenir un grand champion", assure Nadal au sujet d'Alcaraz, après s'être entraîné avec lui en terre australienne. "Il est très jeune, il est humble et c'est un gros travailleur. Je pense que son avenir peut être brillant, qu'il peut devenir l'un des meilleurs joueurs du monde", ajoute "Rafa".

Une chose est sûre, Alcaraz, entraîné et guidé par Juan Carlos Ferrero, éphémère numéro 1 mondial en 2003 après sa victoire à Roland-Garros, sait déjà comment garder les pieds sur terre.

"Je suis nouveau ici, donc je prends les choses le plus naturellement possible", a-t-il assuré après sa victoire au premier tour contre le Néerlandais Botic van de Zandschulp en trois sets, 6-1, 6-4, 6-4.

Confiné à son arrivée en Australie, à cause de cas positifs au Covid-19 dans son avion, Alcaraz a serré le poing à chaque point marqué, ou presque, et s'est encouragé lui-même en usant et abusant du "Vamos" rendu célèbre par Nadal.

- Ascension météorique -

Agé de 17 ans et neuf mois, il est désormais l'Espagnol le plus jeune à avoir débuté en Grand Chelem par une victoire... depuis Nadal à Wimbledon en 2003, à 17 ans et 20 jours.

Natif d'El Palmar, au sud-est de l'Espagne, Alcaraz doit rencontrer jeudi au deuxième tour le Suédois Mikael Ymer, et est bien décidé à continuer son opération séduction dans le petit monde du tennis après une année 2020 pleine de promesses.

Il y a moins d'un an, il a signé, à 16 ans, sa première victoire sur le circuit professionnel. C'était à Río de Janeiro contre son compatriote Albert Ramos, peu avant de remporter son premier tournoi Challenger -la deuxième division du tennis mondial- à Trieste, en Italie.

En une seule saison tronquée par la pandémie de coronavirus, Alcaraz est passé de la 492e à la 141e place du classement ATP et a été élu révélation de l'année.

- Nadal: "passion et intensité" -

"Cela fait longtemps qu'on n'a pas vu un tel joueur", a dit Ferrero au quotidien El País, en décembre dernier, et il a même ajouté: "Je n'aimerais pas me tromper, je crois qu'il va très vite arriver au sommet".

Fils du directeur de l'école de tennis de sa ville natale, Alcaraz est à l'aise sur surfaces rapides et adore monter au filet: "J'attaque beaucoup, c'est vrai, et j'essaie de varier mon jeu, de ne pas toujours faire la même chose. Je suis agressif", a dit le jeune homme plutôt longiligne (1,85 m et 72 kg) à El País.

"Il a de l'intensité. Il a la passion. Tout dépend de sa marge de progression, c'est ce qui va faire la différence: il va être très bon, c'est sûr, mais j'aimerais bien savoir s'il va devenir un champion incroyable", a dit Nadal après les débuts victorieux d'Alcaraz à Melbourne.

Satisfait de ce qu'il a réalisé jusqu'à maintenant, le jeune homme s'inspire aussi de la prudence de son idole majorquine et reconnaît qu'il lui reste du travail avant d'atteindre ses prochains objectifs.

"Mon premier objectif, c'est de finir l'année 2021 dans les 50 meilleurs joueurs du monde. Pour y arriver, je vais devoir m'entraîner tous les jours, être totalement impliqué dans ce que je fais, et c'est le chemin que je dois suivre pour y arriver", a-t-il confié à Onda Regional, la radio de sa région natale.