Vaccins Pfizer et AstraZeneca: des effets indésirables très surveillés

Une personne se fait vacciner contre le Covid-19, le 17 février 2021 à Dunkerque
Une personne se fait vacciner contre le Covid-19, le 17 février 2021 à Dunkerque DENIS CHARLET AFP/Archives
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Paris (AFP)

Cinquante cinq cas d'hypertension artérielle, d'évolution favorable, ont été déclarés comme graves depuis le début de la vaccination avec le vaccin Pfizer/BioNTech contre le Covid-19, mais ne remettent pas en cause son rapport bénéfice/risque, estime vendredi l'Agence du médicament (ANSM).

Ces effets secondaires seront examinés au niveau européen.

Pour le vaccin de Pfizer-BioNTech, 3.634 cas d'effets indésirables ont été analysés depuis le début de la vaccination. "La majorité des effets indésirables sont attendus et non graves", souligne l'ANSM.

L'analyse des nouveaux cas d'hypertension artérielle (19 sur un total de 55 cas graves depuis le début la vaccination) et de troubles du rythme cardiaque (42 cas graves au total) confirme qu'ils constituent un "signal".

Mais "pour la plupart des cas, ces effets indésirables ont été transitoires et rapidement réversibles". Leur survenue "ne remet pas en cause le rapport bénéfice/risque" de ce vaccin, poursuit l'agence.

Pour le vaccin AstraZeneca, destiné au moins de 65 ans, le "signal potentiel identifié le 11 février, de syndromes pseudo-grippaux souvent de forte intensité (fièvre élevée, courbatures, maux de tête) touchant des professionnels de santé des établissements de santé "se confirme". Les 363 cas déclarés au total au 16 février (contre 149 dans le bilan précédent) concernent des personnes "très majoritairement âgés de moins de 50 ans (âge moyen de 31 ans)".

"Ce signal de syndromes pseudo-grippaux (...) ne remet pas en cause le rapport bénéfice/risque du vaccin" AstraZeneca et "est en cours d'évaluation au niveau européen", selon l'agence sanitaire.

La Suède et l'Allemagne ont identifié les mêmes effets indésirables. La Suède a informé l'Agence européenne du médicament (EMA) qu'elle adaptait comme la France ses modalités de vaccination dans les établissements de santé, indique l'ANSM.

Pour "limiter le risque" de perturbation du fonctionnement des services de soin, il est recommandé de vacciner de façon échelonnée le personnel d'un même service, rappelle l'agence sanitaire française en recommandant, si besoin, de privilégier l'utilisation du paracétamol à la dose la plus faible et le moins longtemps possible.

Depuis le début de la vaccination avec le vaccin Moderna, 87 cas d’effets indésirables ont été analysés. Parmi ces derniers, un certain nombre concerne des réactions au point d'injection, sans gravité, pouvant survenir de 7 à 15 jours après la vaccination. "A ce jour, il n'y a pas de signal de sécurité avec le vaccin Moderna", conclut l'ANSM.