Rappeur incarcéré en Espagne: nouvelles manifestations, quatre arrestations

Affrontements à Barcelone entre manifestants et forces de l'ordre en marge d'une mobilisation en faveur du rapeur incarcéré Pablo Hasel, le 19 février 2021
Affrontements à Barcelone entre manifestants et forces de l'ordre en marge d'une mobilisation en faveur du rapeur incarcéré Pablo Hasel, le 19 février 2021 Pau BARRENA AFP
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Madrid (AFP)

Quatre personnes ont été arrêtées en Catalogne, au cours d'une nouvelle nuit d'affrontements entre manifestants et policiers à la suite de l'incarcération mardi du rappeur espagnol Pablo Hasél, a annoncé samedi la police.

Deux personnes ont été arrêtées à Barcelone et deux autres à Gérone, en Catalogne, tandis que huit policiers ont été blessés dans les affrontements, a précisé la police. Six personnes ont été légèrement blessées, a-t-on indiqué par ailleurs de source médicale.

Il s'agissait de la quatrième nuit consécutive de manifestations en réaction à l'incarcération de Pablo Hasel, 32 ans, condamné à neuf mois de prison pour des tweets dans lesquels il insultait la monarchie et la police, ainsi que pour apologie du terrorisme.

De nouvelles manifestations sont attendues samedi, avec des rassemblements prévus à Barcelone, Madrid, Pampelune (nord), Logrono (nord) et Majorque.

Au total, près d'une centaine de personnes ont été arrêtées depuis mardi et de nombreuses autres blessées, dont des policiers et une jeune fille qui a perdu un oeil à Barcelone, probablement après un tir de balle en caoutchouc de la police. Seize personnes ont notamment été arrêtées dans la nuit de jeudi à vendredi à Barcelone et à Valence (est).

La plupart des manifestations ont commencé à Barcelone, ville dont est originaire le rappeur, et se sont étendues à d'autres villes dans l'ensemble de l'Espagne, dont Madrid, Valence et Grenade (sud).

Les violences ont également suscité une querelle politique, exacerbée par les divisions au sein de la coalition gouvernementale qui regroupe les socialistes du Premier ministre Pedro Sanchez et le parti de gauche radical Podemos. Pedro Sanchez a condamné les violences tandis que les dirigeants de Podemos ont exprimé leur soutien aux manifestants.

Le leader de Podemos Pablo Iglesias avait ainsi affirmé qu'il n'existait pas en Espagne "une situation de normalité politique et démocratique pleine".