Cyclisme: Alaphilippe "dans le bons sens" avant les Strade Bianche

Paris (AFP) –

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Julian Alaphilippe, champion du monde en titre, estime être sur la bonne voie, mais sans être encore au sommet de sa forme, avant les Strade Bianche, son premier rendez-vous italien programmé samedi.

"Je ne suis pas du tout inquiet", a déclaré jeudi lors d'un point-presse le Français (28 ans), qui reconnaît avoir hâte d'entrer dans la période des classiques et de gagner.

S'il ne s'est pas encore imposé en 2021, Alaphilippe s'est souvent montré à l'avant tant au Tour de la Provence à la mi-février (2e du classement final) qu'au Het Nieuwsblad samedi dernier, quand il a favorisé le succès de son coéquipier italien Davide Ballerini.

Le coureur de l'équipe Deceuninck a désigné le Néerlandais Mathieu van der Poel et le Belge Wout Van Aert, le vainqueur sortant des Strade Bianche, pour premiers favoris de la course italienne, qui fait la part belle aux chemins de graviers avant d'arriver à Sienne. "Mais ils ne sont pas les seuls (à pouvoir gagner), il y a beaucoup de grands noms".

Pour sa part, +Alaf+ a indiqué ne pas avoir tout à fait la même forme qu'en 2019 quand il avait survolé la classique toscane avant d'enlever deux étapes de Tirreno-Adriatico et Milan-Sanremo.

"Clairement, je me sens bien mais je ne suis pas dans la même condition, j'étais dans un état de confiance et de forme à 100 %", a-t-il estimé. "Mais je sens que les sensations reviennent bien. Beaucoup de courses, qui me plaisent beaucoup, vont s'enchaîner, cela va être une grosse période jusqu'à Liège-Bastogne-Liège, j'espère décrocher un gros résultat avant la fin".

"J'ai essayé de gérer au mieux mon début de saison, de bien récupérer après chaque course, ça va plutôt dans le bon sens", a ajouté Alaphilippe. "Je me fais plaisir depuis la première course. Je reste fidèle à ce que j'ai toujours été, à ma façon de courir, à l'attaque, c'est la plus belle façon d'honorer le maillot de champion du monde".

"Il y aura des courses où il faudra calculer un peu plus les efforts", a concédé l'ex-maillot jaune du Tour de France qui est revenu aussi sur sa tactique lors du Het Nieuwsblad: "Je faisais partie des favoris, je dirais malgré moi, je me sentais bien mais je n'étais pas top. J'ai décidé de tenter de loin, je savais que je n'avais pas les jambes pour m'imposer tout seul. Si j'avait attaqué dans le mur de Grammont, je n'aurais pas pu tenir jusqu'à la ligne d'arrivée."