Régionales: LR désigne son numéro 3 Aurélien Pradié pour l'Occitanie

Paris (AFP) –

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Les Républicains ont désigné mercredi leur numéro 3 Aurélien Pradié pour mener la bataille des régionales en Occitanie où il affrontera la présidente sortante Carole Delga (PS), donnée favorite, a annoncé Eric Ciotti, le président de la Commission nationale d'investiture.

"Avec Christian Jacob nous apportons un soutien total à sa candidature", a affirmé M. Ciotti sur Twitter.

Cette investiture était attendue, Aurélien Pradié ayant annoncé à La Dépêche du midi de lundi qu'il serait candidat après avoir "mûrement réfléchi", et pour représenter "une droite courageuse et populaire".

La tâche s'annonce compliquée pour la droite dans cette région "de conquête" où plusieurs sondages donnent la présidente sortante Carole Delga (PS) gagnante, devant la liste du Rassemblement national emmenée par l'ancien député LR Jean-Paul Garraud. Lundi un autre ex-LR, Vincent Terrail-Novès, a aussi annoncé sa candidature, probablement soutenue par LREM.

"La bataille sera difficile mais je ne suis pas un capitaine de temps calme", a affirmé à La Dépêche M. Pradié qui veut "tourner la page d'un quart de siècle de gestion socialiste".

"Nous devons dégager des moyens pour la sécurité, la santé, l'emploi" pour que la région "protège davantage les plus fragiles", a ajouté ce député du Lot.

M. Pradié, qui hésitait au départ à se présenter, a finalement pris sa décision: "Je refuse une position de confort, je ne peux pas en permanence rester planqué. C'est le moment pour moi d'adresser un message politique à ma famille et à ma région", a affirmé à l'AFP le secrétaire général du parti, connu pour son franc parler et ses prises de positions iconoclastes qui ont parfois fait grincer des dents chez LR.

Numéro 3 des Républicains, M. Pradié est le responsable le plus haut placé dans l'organigramme à se présenter comme tête de liste aux régionales, le numéro 2 Guillaume Peltier, un temps pressenti, ayant renoncé à briguer la région Centre-Val-de-Loire.

Assurant aborder cette élection avec "humilité", M. Pradié réfute à 34 ans toute ambition plus vaste mais l'assure: "c'est la seule campagne qui peut ressembler à une campagne nationale. C'est formateur".

"Cette région a beaucoup construit mes convictions, notamment sur les sujets sociaux", ajoute le député, défenseur d'une ligne de "droite sociale" qui l'a amenée à travailler sur la pauvreté ou le handicap, et à proposer le texte de loi sur le bracelet anti-rapprochement des conjoints violents.

Il s'agit aussi de "préparer la suite" dans cette région à laquelle "la droite est très attentive" car "elle a été celle de Dominique Baudis", ancien maire UDF de Toulouse, ajoute-t-il.

Mais la reconquête "ne se fera pas en une fois", estime-t-il, en promettant qu'il n'y aura "pas d'alliance" avec LREM, conformément à la ligne nationale du parti.

En 2015, la liste PS-EELV conduite par Carole Delga l'avait emporté avec 43,5% des voix lors d'une triangulaire, face aux listes FN de Louis Aliot (39,6%) et LR de Dominique Reynié (16,9%).